Paul Paetzel

Lundi 14 novembre 2016

Vus de loin, les dessins de Paul Paetzel sont de jolies compositions chatoyantes pleines de couleurs vives qui ressemblent à un joli sachet rempli de pilules d’ecstasy. Plongeons-nous de plus près dans ses saynètes, et c’est tout un vivier de créatures rampantes, de robots et de monstres qui se déploie sous nos yeux. Mais si ce futur-là grouille de bestioles bariolées, toutes ne sont pas forcément menaçantes ; on y croise aussi bien des mutants sanguinaires que des androïdes bienveillants qui ramassent des champignons en forêt. Nous avons voulu en savoir plus sur l’univers parallèle dans lequel évolue l’illustrateur berlinois.

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Malika Favre

Mardi 01 novembre 2016

Malika Favre a beau être une ex-Parisienne exilée à Londres, ça ne l'a pas empêchée de réaliser sur ces six derniers mois trois couvertures du prestigieux New Yorker. Grâce à son style élégant, pop et coloré, elle est devenue l'une des artistes visuelles les plus courues du moment, travaillant pour Sephora, Vogue ou le New York Times. L'évidence s'est donc imposée : il fallait l'interroger un peu sur sa méthode, ses influences ou son parcours.

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Thomas Lévy-Lasne

Samedi 30 juillet 2016

Il y a cette fille dont la main disparait dans le caleçon de son mec tandis que tous deux ont le regard vissé sur des écrans, ce type en surpoids qui se triture la queue sur un canapé aux motifs douteux, ce petit homme dégarni à plat ventre sur un matelas, entièrement nu, les membres en croix, entouré de piles de cartons, cette hypermétrope qui gobe un gode, ces deux garçons qui tendrement se languent, une demie-molle pointant le bout de son nez sur la cuisse de l'un... C'est la rétine pleine de ces miniatures étrangement excitantes de Thomas Lévy-Lasne que j'entre dans l'atelier de leur créateur, au bout d'une tranquille ruelle de Saint-Ouen. Rencontre avec un peintre qui aime la bonne chère et les paradoxes.

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Will Sweeney

Mercredi 22 juin 2016

"8h30 du matin. Le soleil brille au dessus des toits de la ville de Rastapopolis. Plus bas, les rues grouillent des allées et venues des citoyens qui vont au travail. Parmi eux, il y a Slingsby le Sandwich". C'est ainsi que commence Kebabylon, le premier volume de la série Tales from Greenfuzz, l'une des géniales oeuvres de Will Sweeney. L'artiste londonien, qui se sent chez lui aussi bien dans des univers imbibés de LSD où les gens ont des têtes de légumes que dans des dystopies futuristes, a plus ou moins touché à tous les supports possibles, de la bande dessinée à la sculpture en passant par la vidéo, la peinture et la mode (il a notamment collaboré avec Stussy, Stella McCartney ou encore Fabrick), et pour couronner le tout, il est un indécrottable digger de musique et s'amuse régulièrement à faire le DJ. À l'occasion de son exposition qui débute demain dans la galerie parisienne 12Mail, nous lui avons posé quelques questions sur ses influences esthétiques, sa musique et son rapport aux robots.

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Anne Horel

Mardi 22 mars 2016

Anne Horel semble passer une proportion tellement importante de son temps de vie à fabriquer des gifs, des Vines, des Tumblrs, des chansons et mille autres petites choses semées ça et là sur le internet que nous en étions venus à douter de son existence réelle, dont nous n'avons d'ailleurs toujours pas de preuves puisque nous ne l'avons pas vue-touchée-sentie. Est-elle un bot ? Son joli minois sert-il de couverture à une multitude d'esclaves qui, inlassablement, produisent des boucles Vine avec des ingrédients aussi disparates que Ryan Gosling, l'emoji caca, de la Ventoline, des axolotl, des chaises hautes, le symbole du wifi et beaucoup de saucisse et de pizza ? Impossible de le savoir ; quoiqu'il en soit, quelqu'un a répondu au mail que nous avons envoyé à son adresse, et beaucoup de choses laissent supposer qu'il s'agit là bien d'Anne Horel, même si nous n'en serons jamais sûrs.

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