Will Sweeney

Mercredi 22 juin 2016

"8h30 du matin. Le soleil brille au dessus des toits de la ville de Rastapopolis. Plus bas, les rues grouillent des allées et venues des citoyens qui vont au travail. Parmi eux, il y a Slingsby le Sandwich". C'est ainsi que commence Kebabylon, le premier volume de la série Tales from Greenfuzz, l'une des géniales oeuvres de Will Sweeney. L'artiste londonien, qui se sent chez lui aussi bien dans des univers imbibés de LSD où les gens ont des têtes de légumes que dans des dystopies futuristes, a plus ou moins touché à tous les supports possibles, de la bande dessinée à la sculpture en passant par la vidéo, la peinture et la mode (il a notamment collaboré avec Stussy, Stella McCartney ou encore Fabrick), et pour couronner le tout, il est un indécrottable digger de musique et s'amuse régulièrement à faire le DJ. À l'occasion de son exposition qui débute demain dans la galerie parisienne 12Mail, nous lui avons posé quelques questions sur ses influences esthétiques, sa musique et son rapport aux robots.

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Anne Horel

Mardi 22 mars 2016

Anne Horel semble passer une proportion tellement importante de son temps de vie à fabriquer des gifs, des Vines, des Tumblrs, des chansons et mille autres petites choses semées ça et là sur le internet que nous en étions venus à douter de son existence réelle, dont nous n'avons d'ailleurs toujours pas de preuves puisque nous ne l'avons pas vue-touchée-sentie. Est-elle un bot ? Son joli minois sert-il de couverture à une multitude d'esclaves qui, inlassablement, produisent des boucles Vine avec des ingrédients aussi disparates que Ryan Gosling, l'emoji caca, de la Ventoline, des axolotl, des chaises hautes, le symbole du wifi et beaucoup de saucisse et de pizza ? Impossible de le savoir ; quoiqu'il en soit, quelqu'un a répondu au mail que nous avons envoyé à son adresse, et beaucoup de choses laissent supposer qu'il s'agit là bien d'Anne Horel, même si nous n'en serons jamais sûrs.

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Arrache-Toi Un Oeil

Mardi 02 février 2016

On avait déjà aperçu quelques unes de leurs sérigraphies ça et là, dans des piles de merchandising, sans nécessairement imaginer qu'elles étaient l'oeuvre du même atelier ; et puis, un jour, il y a eu cette soirée surnaturelle dans un vaste appartement aux murs immaculés, un lieu entièrement dépouillé à la lumière douce où, seule, une petite affiche attirait le regard. 

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François Malingrëy

Vendredi 22 janvier 2016

C’est par hasard, au détour d’une pochette de disque, qu’on découvre le travail de François Malingrëy, jeune artiste lorrain fraîchement sorti des Arts Déco de Strasbourg. Ça plane pour lui : lauréat du 60ème Salon de Montrouge, François expose en ce moment au Palais de Tokyo, et ce jusqu’au 10 janvier. Le soir du vernissage, en décembre dernier, nous nous sommes abîmés dans ses toiles dont les personnages semblent habités par des tensions muettes qui laissent au spectateur une grande liberté d’interprétation. Un tête-à-tête intense avec L’Affligé, petit homme seul, la main sur le front, au milieu d’un carré de roseaux, nous a donné envie de rencontrer son créateur. C’est dans son atelier, au Wonder, qu’il nous accueille.

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Mark Wigan

Mercredi 18 novembre 2015

L’euphorie n’est jamais aussi bien représentée que vécue. Pourtant, Mark Wigan fait figure d’exception avec ses totems colorés et géométriques. Reporter et dessinateur de la contre-culture depuis le début des années 80, Mark Wigan reste dans la place et continue à documenter la joie de vivre des clubbers à travers les époques. On lui a posé quelques questions dans le cadre de récente collaboration avec Doc Martens.

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