2 girls, 1 cunt.


Le POV d'Ovidie : Les voies de la cagole sont impénétrables

Vendredi 17 février 2017

cagole-forever-documentaire_5800247Arrêtez tout, cessez ce parisianisme qui n'a que trop duré ! La cagole serait l'incarnation ultime de l'empowerment, c'est en tout cas que tend à démontrer Cagole Forever, le documentaire de Sébastien Haddouk. Questionnant le mépris de classe et la stigmatisation des femmes dites «légères», le film tente de réhabiliter cette figure incomprise. Un pari remporté en partie. 

Pour être tout à fait honnête, je ne me suis jamais franchement émue du sort des cagoles. Comme toute parisienne snobinarde, c'est non sans un soupçon de dédain que j'observe leur jupe en lycra, leurs prothèses ongulaires exagérément longues et leurs chaussures en plastique. Pourtant, ce film m'a donné l'occasion de m'interroger sur ce qui m'horripilait tant chez elles et, à la réflexion, je n'ai trouvé que de mauvaises raisons :

- «La cagole est trop vulgaire», au sens étymologique du terme. 
La gouaille, la fascination pour les signes extérieurs de richesse, le «mauvais goût»... Si nous prenons de haut les cagoles c'est avant-tout à cause de leur côté populo. Tellement vrai et Les Marseillais les ont exploitées jusqu'à la moelle et on fait retentir leur accent strident dans tous les postes de télévision de France et de Navarre. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles ne brillent pas spécialement par leur distinction. Mais raisonner ainsi, n'est-ce pas faire preuve d'un certain mépris de classe ? Indubitablement.

La sémiologue Ophélie Hetzel relève ici une opposition sociale classique entre le «bon goût» et le «mauvais goût», ce dernier étant nécessairement du côté du peuple. D'ailleurs, à l'origine, le «cagoulo» provençal désigne un tablier d'ouvrière, nous explique la linguiste Aurore Vincenti. La cagole est donc à l'origine une ouvrière et, a fortiori, une ouvrière qui se prostitue. Elle est la femme qui «cague», la femme impure. Ce qui m'amène au point suivant.

- «La cagole a mauvais genre». 
Des talons trop hauts, des décolletés trop plongeants, des jupes trop courtes... Mais dites-donc, ne serait-ce pas là un bon vieux slut-shaming des familles ? Quand Marie interroge des passants marseillais pour leur demander ce qu'est une cagole, un monsieur âgé lui répond sans hésiter qu'il s'agit d'une «fille un peu légère», d'une fille facile, d'une salope quoi. Et c'est peut-être là que réside ce dégoût de la cagole : une présupposée sexualité débordante, aussi débordante que son rouge-à-lèvre ou que ses seins dans son push-up.

Cagole Forever 2

- «La cagole est trop tape-à-l'œil».
Trop blonde, trop pailletée ou trop maquillée, elle veut se démarquer. Soit. Et ? En regardant Magalie, 50 ans, danser seule au milieu de la foule moulée dans sa robe rouge et perchées sur des talons de 15 centimètres, je me dis qu'au fond elle fait preuve d'un grand courage. J'imagine le flot de réflexions qu'elle encaisse au quotidien, entre les crevards de la rue à l'affut du moindre bout de cuisse, les gens qui estiment qu'à son âge elle pourrait avoir la décence de rentrer chez elle coller son patch aux œstrogènes avant d'aller au lit plutôt que de trainer dans des concerts, et les snobinardes parisiennes de mon espèce qui la regardent de haut. Je réalise que la vrai punk, c'est elle, cette femme qui s'en bat les ovaires de toutes ces considérations sociales.

Mais la meilleure raison d'arrêter de s'en prendre aux cagoles est sans doute la sororité, ce principe qui se perd un peu trop souvent dès que plus de deux filles se retrouvent au même endroit. Certains verront en la cagole une «idiote utile du patriarcat» qui ne fait que se conformer de façon exacerbée aux normes de féminité en se préoccupant en priorité du «paraître» plutôt que du «faire» ou même que de l' «être». Sauf que, cette accusation d' «idiotie utile du patriarcat» est déjà utilisée ad nauseam contre toute femme dont les choix nous dérangent : femmes au foyer, femmes voilées, femmes travailleuses du sexe, pour ne citer qu'elles. Or, on ne le rappellera jamais assez, le féminisme est censé défendre TOUTES les femmes.

Cagole Forever 3

Mon seul doute après avoir regardé ce film ? Ce discours analytique voire revendicatif n'est à aucun moment prononcé par les cagoles elles-mêmes. Comme le fait remarquer Alice Pfeiffer, la cagole n'est pas volontairement féministe, ce n'est que par la force des choses qu'elle se retrouve malgré elle dans une démarche revendicatrice. Aurore Vincenti parle d' «empowerment», Pape J (Massilia Sound System) évoque une possible revanche face une éducation misogyne, mais finalement il s'agit d'un discours SUR la cagole et non émanant DE la cagole. Aucune des femmes filmées n'inscrit sa démarche dans un quelconque mouvement, à l'exception peut-être des supportrices MTP (Marseillaises Trop Puissantes) qui sont les seules à prononcer le mot «féminisme».

Malgré toute cette intéressante réflexion autour du mépris de classe et du sexisme, la cagole demeure à sa place, c'est-à-dire celle de l'apparence et non du verbe. Une situation qui pose problème car, jusqu'à preuve du contraire, la cagole n'est pas déficiente, elle est pleinement en capacité de produire quelque chose de l'ordre de la pensée si elle le souhaite. Et si elle ne revendique rien, c'est peut-être bien parce qu'elle ne souhaite rien revendiquer. Derrière sa «cagolie» (son «cagolisme» ? Sa «cagolité» ?), on ne trouve nulle trace de discours politique ni même aucune revendication de liberté de disposer de son corps. Si nous évoquions le slut-shaming quelques lignes plus haut, la cagole, elle, ne prêche pas spécialement le droit de gérer sa sexualité comme elle l'entend. Au contraire, elle se «défend» d'être une fille facile, elle n'est pas «celle que l'on croit». Aussi, on peut se demander jusqu'à quel point coller un discours politique sur des femmes qui ne se reconnaissent pas dans ces revendications ne relève pas déjà d'une forme d'infantilisation et, in fine, de ce fameux mépris de classe que l'on voulait justement éviter. Preuve que la cagole n'est pas si facile que cela à percer au grand jour et que ses voies demeurent impénétrables. 

++ Cagole Forever, réalisé par Sébastien Haddouk, produit par Lalala Productions, diffusé depuis le 15 février sur Canal+.

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Par Ovidie


Cinquante nuances de Grey (résumé par Jean-Luc Mélenchon)

Mercredi 15 février 2017

Vignette 50 nuances mélenchon V1

Comme la mode semble être à l’érotisme de pacotille, je crois utile d’évoquer un ouvrage sur lequel certains de mes camarades ont récemment attiré mon attention : Cinquante nuances de Grey. Avides de formules toutes faites, les Panurge des médias répètent en choeur qu’il s’agirait de «mommy porn». Une expression anglaise crétine qui sous-entend qu’il existerait un public de mères au foyer oisives avides de rêves humides tout prémâchés. Sûrement pas ma mère en tous cas ! Après sa durée journée de travail d’institutrice, il fallait encore qu’elle s’occupât de nous, ses petits, ce qui ne lui laissait que trop peu de temps pour s’imaginer des voluptés ou fourrager avec mon père, receveur des P et T.

Mais alors, de quoi s’agit-il dans ce best-seller nord-américain ? Voici résumé en peu de mot ce que je crois comprendre de son intrigue abracadabrantesque : une bonne fille timide, Anastasia Steele, doit interviewer l’homme d'affaires nord-américain Christian Grey, un banquier qui joue les importants et incarne les pires dérives du capitalisme financier de notre temps. Anastasia n’y va pas pas de gaîté de coeur mais ellle remplace son amie Kate qui ne peut y aller elle-même. Voyez ce que ces deux jeunes étudiantes sont acculées à faire : travailler pour financer leurs études, la faute à une dette étudiante dont personne ne parle jamais, imposée par trente ans d’orthodoxie libérale.

Mais avançons. Au contact de ce Monsieur Grey et de ses belles manières, Anastasia est bientôt victime de son habitus de classe... La malheureuse en vient à être séduite par cet homme veule qui ne cherche au fond rien d’autre qu’à l’exploiter par ses propositions iniques et phallocrates. «Je suis un dominant» clame-t-il à tout bout de champ en agitant sa flamberge !

Comprenez moi bien : chacun est libre de disposer de son corps pour autant qu’il n’abuse ni ne violente autrui. Deux siècles de combat pour les droits des femmes ont permis aujourd’hui qu’Ana et Kate puissent disposer de leur corps comme bon leur chante. Mais enfin : après avoir arboré un drapeau noir à la Commune de Paris, Louise Michel ne fut tout de même pas déportée en Nouvelle-Calédonie à la seule et unique fin que Madame Steele puisse se faire fouetter les nichons au martinet !

Quant aux dialogues, ils sont tous de la même eau :

«Pourquoi n'aimes-tu pas qu'on te touche ?
- Parce que je suis fait de cinquante nuances de salauds, Anastasia.»

Voyez comme les belles personnes parlent au peuple ! Il leur faut jouir sans entrave, et quand l’argent ne leur suffit plus, il leur faut pouvoir aussi disposer des corps des individus. Pendant l’intégralité du texte, ce sera tout pareil.

Mais le record d’infâmie est battu lorsque ce margoulin de Grey intime à la malheureuse de signer un contrat léonin et réactionnaire l’obligeant à toutes sortes de corvées extravagantes. Ici comme ailleurs, Marx avait raison ! Au mépris de toute conscience de classe, Ana croit en toute bonne foi obéir à ses désirs, alors qu’elle ne fait rien d’autre en vérité que se soumettre aux fantasmes de domination des puissants ! C’est eux qui devraient passer sous le joug des cravaches, bâillon-boules, et autres speculums médiévaux dont Monsieur Grey harasse la jeune fille. Cependant, Ana, je te conjure de me croire : je ne te juge ni t’accable. Écoute simplement Robespierre : «la vertu produit le bonheur comme le soleil la lumière», et consens donc, au moins un jour sur deux, à remettre un peu ta culotte !

L’essentiel, au fond, est ailleurs : derrière les balivernes petit-bourgeoises se cache le symptôme hideux du pourrissement culturel de notre temps ! Car l’impérialisme culturel nord-américain a depuis longtemps, on le sait, formulé le rêve d’une mondialisation du goût bien propice à faire grimper ses taux de profit. J’adjure que l’on réfléchisse collectivement aux ravages d’une littérature qui ne se lit que d’une main, l’autre menotée aux intérêts des puissances d’argent glorifiées à chaque page. Voilà le fond de l’affaire : Un banquier reste un banquier, quelle que soit son expertise dans le maniement des pinces à seins ou l’insertion des boules de pétanque !

Cependant, qu’on se s’imagine une seconde pas que ma dénonciation du succès de ce méchant livre s’enracine dans un mépris de la littérature dite «de gare». Mes mais vous le savez : je refuse en ce qui me concerne de hiérarchiser les genres d’expression et de création. J’ai lu Tintin, Pif le chien, et même S.A.S - Que Viva Guevara, et je revendique sans honte le rôle que cela a joué dans mon éducation.

C’est pourquoi j’achève en vous demandant d’écouter ceci : quand j’ai lu ce livre, il est possible que j’eusse une érection.

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Par Josselin Bordat

Le POV d'Ovidie : Rencontre avec un contrôleur qualité pour films porno en VOD

Vendredi 10 février 2017

Vignette Ovidie

Certains rêveraient d'être à sa place, d'autres au contraire ne tiendraient pas la journée. Son job ? Regarder du porno, une tâche en réalité bien plus sérieuse qu'il n'y paraît. «A.» contrôle approximativement 200 films par mois destinés aux plateformes VOD. Il les scrute à la loupe afin de veiller au respect de la charte juridique et qualitative des différents diffuseurs. Quand il a été recruté, il a été prévenu que tous ses prédécesseurs avaient fini par péter les plombs. Pourtant jusqu'ici, sa santé mentale ne semble pas en péril. Enfin je crois.

Comment est-ce que tu fais pour regarder autant de porno sans jamais en être affecté ?
En fait, c'est un travail qui demande une concentration particulière. Tu regardes toute la journée des contenus censés doper ta libido et tu dois rester impartial. Tu ne peux pas te sentir trop concerné par ce qui défile sur ton écran si tu veux bien faire ton boulot, tu dois rester détaché. Il ne faut jamais perdre de vue que ton baromètre n'est pas ta propre excitation, mais les exigences du diffuseur. Heureusement je fais du visionnage pour d'autres contenus, ça me permet de m'aérer l'esprit. Mais cela fait des années que je fais ce travail et je ne m'en suis jamais senti perturbé. Ma libido n'en est affectée ni en bien ni en mal. Ça m'est déjà arrivé de trouver une fille jolie mais franchement, ça se compte sur les doigts d'une main.

Quels sont les contenus que tu refuses ?
Je dégage tout ce qui est trop dégradant ou violent. Je filtre tout ce que je n'estime pas moralement acceptable. Rien qu'aujourd'hui, j'ai refusé une scène où une nana se faisait étrangler et devenait toute rouge. J'en ai retiré une aussi où un mec écrasait la tête de l'actrice avec son pied. De même, si je vois que l'actrice fait la gueule, qu'il y a un truc qui cloche, je dégage de suite. Je repère au premier coup d'œil si durant une scène une nana est consentante ou non. Et encore, vu que les ayant-droits savent qu'on refuse ce genre de trucs, je pense qu'on ne voit qu'une infime partie de ce qui se fait dans le genre.

Concrètement, qu'est-ce que tu reçois comme contenu ?
Si on fait exception de la France, ce qu'on reçoit provient majoritairement des États-Unis et de Budapest. La seule différence c'est l'accent, parce qu'en termes de représentations, c'est peu ou prou la même chose. Même moi parfois je me trompe, les contenus sont les mêmes. Les physiques sont un peu différents, mais finalement pas tant que ça, c'est là où on voit qu'on s'américanise beaucoup. L'une des obsessions des Américains, c'est l'inceste, les histoires de famille. On reçoit pas mal de mises en scène avec des «step dads» (beaux-pères) et des «step moms» (belles-mères). Le grand drame des Américains, c'est qu'ils ne font preuve d'aucune créativité. Ça ne veut pas dire qu'ils n'ont pas de niches intéressantes, mais ils les exploitent mal. Ca reste toujours très cloisonné, c'est toujours les mêmes représentations - un homme dominant, une nana soumise avec des gros seins ou des grosses fesses. Soit c'est une milf «très milf» soit c'est une teen «très teen», t'as pas de juste milieu. Du côté des films scénarisés, on reçoit parfois quelques parodies, des polars assez mal foutus, ou alors des histoires de couples qui se cocufient. À une époque, les Américains avaient encore pas mal de budget par rapport aux Européens, mais maintenant ils sont fauchés et ça se voit à l'image. C'est toujours filmé dans une maison lambda, des plans extérieurs autour d'une piscine, trois ou quatre acteurs, un peu de comédie, une musique kitsch... Il n'y a presque plus de grosses productions, en tout cas moi je n'en ai pas reçu depuis très longtemps. En fait aujourd'hui, la motivation des producteurs, c'est uniquement faire du contenu, des scènes interchangeables sans surprise ni nouveauté.

 «Marc Dorcel marche très bien parce que les spectateurs savent exactement ce qu'ils vont y trouver : initiation d'une jeune femme, fellation, sodomie, bourgeoisie, libertinage...»

Quid des productions françaises ? On m'a toujours dit que le contenu américain fonctionnait moyennement en France...
C'est vrai que notre public préfère quand même le Made in France, le franchouillard. L'amateur fonctionne très bien, les spectateurs aiment le côté accessible. Par exemple, les vieilles vidéos de Laetitia cartonnent toujours. Beaucoup préfèrent encore une actrice des années 90 à une actrice américaine qui va crier «oh my God» dès qu'on l'effleure. Marc Dorcel marche également très bien parce que les spectateurs savent exactement ce qu'ils vont y trouver : initiation d'une jeune femme, fellation, sodomie, bourgeoisie, libertinage... C'est une recette qui fonctionne. Au moins, ça ne dégénère jamais, et de notre point de vue, ils sont sérieux. 

Ça existe encore le porno dit «libertin» ?
On reçoit parfois des reportages sur le milieu échangiste. Même si t'aimes pas le porno, t'es obligé d'être subjugué par ce que tu regardes : c'est une sexualité de beauf. Tu pourrais croire que c'est plus réaliste mais en fait, c'est une régurgitation des codes du porno. T'as tous les mecs qui t'expliquent face à la caméra que leurs bonnes femmes sont libres de faire ce qu'elles veulent : c'est faux ! Il n'y a pas de liberté dans tout ça, c'est pas vrai, en tout cas de ce que j'en observe. On voit que de toute façon, ça se passe toujours dans un cadre hétéro où les femmes sont toujours l'attrait le plus important, pas les hommes. On leur demande d'être sexy en petite tenue, d'être soignées, et à côté, t'as leurs maris qui traînent leur gros bide. Mais les plus drôles sont ceux qui rêvent de reconstituer la scène d'Eyes Wide Shut ! Déjà, Eyes Wide Shut, à la base c'est un film libertin fait par un réalisateur de 70 ans qui va crever. Donc tous les codes les plus grotesques du libertinage y sont évoqués. Et comme le film est tout de même extrêmement bien réalisé, ça a donné naissance à toute une flopée d'échangistes inspirés par Kubrick et c'est horrible. 

Est-ce que tu as l'impression que les studios mainstream essaient de draguer un public féminin ?
C'est vrai qu'on voit arriver parfois de pâles copies du porno féministe. Ça reste exceptionnel mais on sent qu'ils sont à la recherche d'une nouvelle audience. On voit des éditeurs hétéro classiques être tentés d'empiéter sur le territoire du porno queer. En général, c'est complètement foireux. Genre deux actrices pas très jolies, habillées sportswear avec des lunettes triple-foyer, qui vont s'asseoir au bord d'un lit pour avoir une conversation de merde, et dès qu'elles se mettent à baiser, tu vois qu'elles font les ciseaux et que c'est bidon. Si tu as déjà vu du vrai porno queer, tu remarques tout de suite que ça ne tient pas la route.

Tous tes prédécesseurs ont fini par craquer. Toi, pas du tout, c'est comme si tu te déconnectais. D'ailleurs, cela fait des années qu'on se connaît et je ne t'avais jamais vraiment posé de questions auparavant... Je ne t'ai jamais vraiment entendu te plaindre non plus.
En fait parfois je m'ennuie, mais finalement pas plus que dans n'importe quel travail. De temps en temps je pique des fous rires, surtout avec les doublages des vieux films qui sont généralement exceptionnels. Mais quand je rentre chez moi, j'oublie complètement ce que j'ai vu durant la journée. Il y a peut-être des mecs qui ne penseraient qu'à baiser ; moi, je ne me sens même pas concerné.

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Par Ovidie

Du dernier film de Brigitte Bardot, on retiendra surtout la série photo saphique avec Jane Birkin pour Lui Magazine

Mercredi 08 février 2017

tumblr_nxbodqKvTc1r2bruto1_50017 ans après le succès mondial de Et Dieu Créa La Femme, le couple mythique Vadim/Bardot se réunit à nouveau pour tourner Don Juan 1973. Et si Don Juan était une femme se demande le film ? Don Juan est belle. Don Juan est cruelle. Don Juan est criminelle. Don Juan est éternelle. Dans ce film poussif au message faussement moderne surfant sur la libération de la femme, Brigitte Bardot incarne un Don Juan féminin qui enchaîne les conquêtes et séduit même la jeune et ingénue Jane Birkin. Cette aventure saphique totalement nunuche, à base de caresses de pieds et de petits rires coquinou-gênés, donna des idées à Lui  Magazine qui publia dans le cadre de la promo du film une série photo nettement plus mythique que ce navet. En voici quelques images : 246687acd7b41683424968de7407301c5320fd3b4cc59a98e1677b21117037ffbirkin2domjuan__2__jpg_3474_north_1160x_whiteParce que sinon dans le film, c'est plutôt ambiance Big Bisous

giphy-1giphyL'échec critique et public du film achèvera de convaincre Bardot de prendre sa retraite cinématographique pour se tourner vers les animaux, puis le Front National. 

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