Father John Misty - Rien n’est plus drôle que le malheur

Samedi 08 avril 2017

Father John Misty, père spirituel nouvelle génération, prodigue conseils et grosses farces sur la toile sous le nom savant de Feather Jam Ministry. Après de grandes années entre création musicale novatrice (l’occasion de réécouter les albums Fear Fun et I love you, Honeybear) et curiosités lolesques mais sérieuses, l’artiste prédicateur est de retour avec un album engagé qui, à l’inverse de son titre évocateur, est loin d’être une Pure Comedy. Petite interview art et esprit.

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Céline Sallette - De Stanislavski à Groland

Mardi 04 avril 2017

On commence à s’habituer au regard bleu acier de Céline Sallette, qui traîne sur les écrans français depuis une dizaine d’années et une trentaine de films aussi divers que L’Apollonide, Au-delà ou Saint-Amour. Plutôt habituée à des rôles de filles sensibles et fragiles, elle dévoile ce mercredi une nouvelle facette de son jeu dans Corporate, où elle incarne Émilie Tesson-Hansen, une DRH impitoyable et manipulatrice abandonnée par sa hiérarchie et livrée à ses démons intérieurs après le suicide d’un employé. On s’est entretenu avec elle pour en savoir plus sur sa carrière, ses projets et ses propositions pour redresser la France.

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La Souris Déglinguée : rien n'a encore changé

Samedi 01 avril 2017

Il n'en restera plus qu'un : La Souris Déglinguée. Plus de quarante ans après sa formation à Versailles en 1976, le quatuor punkabilly est le seul survivant du punk français des années 70/80 et a enterré tous les joyeux lurons du rock alternatif. Ces highlanders du rock and roll, qui furent aussi des précurseurs du rap (avec l'album Banzaï ! en 1991) et des pionniers de l'Asiaphilie sont de retour avec un excellent nouveau single, Saigon Sur Seine/Hirondelles qui sera mis en vente le 22 avril pour le Disquaire Day. L'occasion de faire le point avec Tai-Luc, le chanteur, parolier et guitariste de La Souris ou LSD, comme on dit.

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Jackie Berroyer - Parlons peu, parlons de lui

Mercredi 29 mars 2017

Comme pour chaque interview, on avait préparé notre petite liste de questions. Au bout d'une demi-heure, on roule la liste en boule et on tente un panier à trois points dans la poubelle. Jackie Berroyer ne parle pas vite. Il ne saoule pas de mots. Mais il débute dix phrases et en finit la moitié. Parfois le double. On peut presque sentir les idées se bousculer dans sa tête. Chaque silence est brisé par un «j'ai lu un article d'ailleurs...», «ça me rappelle un bouquin...» ou «j'ai un copain qui...». L'impression que les mille vies de Jackie Berroyer à la radio, à la télé, au cinéma, dans les livres et bien sûr dans les journaux les plus déjantés de la seconde moitié du vingtième siècle, que ces mille vies dialoguent sans cesse. Se font écho les unes aux autres. C'est peut-être ce qui arrive quand l'esprit n'est pas engoncé dans son ego. Qu'il est laissé libre de penser. 

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Je danserai si je veux - Tel Aviv underground

Mardi 28 mars 2017

Le premier film de Maysaloun Hamoud, Je danserai si je veux, dresse un portrait survolté de la jeunesse palestinienne urbaine et branchée de Tel Aviv, prise en étau entre le poids de la tradition et l’état de siège imposé par Israël. Trois colocataires et amies essaient se libérer des carcans patriarcaux délétères qui les oppriment, mais leur parcours vers l’indépendance est semé d’embûches. Pendant la Journée de la Femme, on est allé à la rencontre de la réalisatrice et de son trio d’actrices principales.

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