Radio FAP.



Bonne résolution du 1er janvier 1892 : se mettre au sport

Jeudi 22 février 2018

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Les drôles d’engins de torture ci-contre sont les premières machines de fitness au monde. Le médecin orthopédiste suédois Gustav Zander a mis au point dès les années 1870 des appareils destinés à l’exercice physique. Ses premiers clients étaient des cliniques privées, qui facturaient cher l’utilisation de ces instruments dernier cri. Depuis, ils se sont étendues à toutes les classes de la société, permettant à tout un chacun de goûter aux joies du tapis roulant, des coachs personnalisés, des shakes protéinés et de la culpabilisation incessante ("cette année c'est décidé, je perds ce petit bidon à bière"). Merci Gustaf !

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Groucho Marx sous LSD

Jeudi 22 février 2018

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Avec l’avènement du mouvement hippie dans les années 60, une brise d’air frais souffle sur l’Amérique puritaine. L’industrie cinématographique, auparavant hostile au LSD, évolue vers plus de complaisance dans le traitement de cette nouvelle drogue qui fait fureur chez les djeuns - on peut citer The Trip (1967), Psych-Out (1968), et bien sûr l'indétrônable Easy Rider (1969). Fasciné par la contre-culture de l’époque, un Otto Preminger en fin de carrière décide de prendre le train en marche et d’apporter sa pierre à l’édifice chatoyant du cinéma psychédélique. Après avoir testé les hallucinogènes avec ce bon vieux Timothy Leary himself, le réalisateur se met au travail. Sorti en 1968, Skidoo est un bide commercial et se fait défoncer par la critique. Encore aujourd’hui, les ayants-droits du réalisateur refusent que le film ressorte.

Mais ce qui fait le charme paradoxal de la chose, c’est de voir la vieille garde d’Hollywood essayer désespérément d’être dans le coup. Dans ces 97 minutes de grand n’importe quoi, on aperçoit des vedettes vieillissantes avec des perruques de hippie, des scènes de bad trips assez malaisantes (ci-dessous) et un générique entièrement chanté par Harry Nilsson. Le scénario relate l’histoire d’un gangster détenu à Alcatraz qui avale un acide par mégarde, avant de s’évader en ballon dirigeable et de rencontrer Dieu, joué par Groucho Marx. Pour bien préparer le rôle, le plus drôle des Marx Brothers, âgé de 78 ans, décide de tester le LSD pour la toute première fois. Il passe alors un coup de fil à un certain Paul Krassner, membre des Merry Pranksters et hérault de la contre-culture californienne, pour se faire initier aux joies des substances lysergiques.

Dans son autobiographie, ce dernier raconte sa session de défonce avec le fringant septuagénaire : "On s'est posé chez moi et on a écouté la Cantate nº7 de Bach. A un moment, Groucho me lâche : 'Je suis supposé être Juif, mais je viens d’avoir une vision magnifique d’une cathédrale gothique. Tu penses que c'est ce que Bach avait en tête ?' Un peu plus tard, il me regarde avec un air songeur et me dit : ‘Tout le monde a ses propres Laurel et Hardy. Un Laurel et un Hardy miniatures, sur chaque épaule. Ton petit Oliver Hardy te fait la morale - il te dit : ‘eh tu t’es bien mis dans le pétrin !’ Et ton petit Stan Laurel bafouille : ‘Oh, Ollie. Je suis désolé, j’ai fait du mieux que je pouvais…' Il était carrément dans un bon délire.’"

Ce nanar perché est disponible en entier sur Youtube, c'est cadeau.

(Source, Source, Source)

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Comment survivre à une rave party sans drogue

Jeudi 22 février 2018

droguecestmal3Si comme moi, vous êtes assez cons pour espérer tenir une nuit sobre face à une armée de teufeurs boostés à la trance psychédélique, pas de panique ! Voilà 10 règles à suivre pour éviter d’avaler par mégarde une pilule, ou de tomber nez à nez avec une ligne de poudre.

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Par Pierre de Baudouin

Qu'elles sont belles nos villes nouvelles

Mercredi 21 février 2018

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Né en 1987 à Courbevoie, Laurent Kronental grandit à quelques pas des Damiers, un ensemble de 640 logements répartis en quatre bâtiments construit en 1976 et qui s'étale juste derrière la Défense. L'imposante structure en gradins, visible depuis la fenêtre de sa chambre d'enfant, l'impressionne durablement. Si durablement qu'un jour, jeune adulte, il part à la rencontre de ces grands ensembles et villes nouvelles qui rythment les paysages franciliens de leurs silhouettes démesurées. De quatre années d'explorations et de rencontres avec les plus anciens habitants de ces complexes parfois laissés à l'abandon naîtra la série Souvenir d'un Futur. Des Orgues de Flandres aux Tours Nuages de Nanterre en passant par le Palacio d'Abraxas à Noisy-le-Grand, et, évidemment, les Damiers (aujourd'hui toujours en attente de démolition depuis bientôt dix ans), ce sont des dimensions et des volumes absurdes, tout en tons ternes, qui dévorent le paysage ; le photographe y documente le quotidien de personnes âgées, humains frêles et presque invisibles au coeur de ces masses écrasantes de béton.

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