Simply the best.

Gloire à l'art de rue à Harvard

Lundi 22 mai 2017

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Votre dernier mémoire ? Oh, un travail tout-à-fait-trépidant sur l'usage de la forme pronominale dans les didascalies d'Ödön von Horvath, bien propre et structuré avec bibliographie de 20 pages en bonus et 14/20 tout à fait honorable pour un travail aussi audacieux. Obasi Shaw, 20 ans, étudiant en à Harvard, a choisi un autre moyen de finir sa licence avec panache : en guise de mémoire pour son séminaire de littérature anglaise, c'est un album de rap qu'il a rendu. Ce trait de génie lui a valu un A- (summa cum laude minus), la deuxième meilleure note de son département (A étant la meilleure note possible dans le système de notation américain). Obasi a passé un an à peaufiner Liminal Minds, chacun des dix titres se plaçant dans la perspective d'un personnage différent pour aborder la question de l'identité afro-américaine, un procédé d'écriture inspiré par les Contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer. Son directeur de mémoire, Josh Bell, s'est dit profondément impressionné par le travail de son étudiant, louant la brillance aussi bien académique qu'artistique de l'album. Il est courant que les étudiants de ce département rendent une pièce de théâtre, un recueil de poèmes, un roman ou une série de nouvelles à l'issue du dernier semestre, mais c'est la première fois qu'un album de rap est soumis au jury. Une carrière dans la musique ? Obasi Shaw n'y songe pas, ou en tant que hobby, tout au plus ; l'année prochaine, il ira travailler chez Google en tant qu'ingénieur en informatique. Le rap c'est bien beau, mais quand on sort d'Harvard, il faut quand même faire des choses sérieuses, à un moment, n'est-ce pas.

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Interviews de rock stars camées : le best-of

Lundi 22 mai 2017

David_Bowie_3_embed-1Le rythme dans la peau ? Les plus grands rockeurs l'ont inspiré par le nez ou en intra-veineuse. Entre la bande du club des 27 (Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, Kurt Cobain, etc.) qui y est restée et ceux qui s'en sont miraculeusement sortis comme Iggy Pop ou la chanteuse de Fleetwood Mac, Stevie Nicks, les rockeurs ont tous été sous influences. La preuve en images, entre fous rires et chaudes larmes.

David Bowie 


Celui qui vivait sur Mars, trop dérangé sur Terre, ne pouvait s'empêcher de s'en mettre plein le pif pendant 10 ans. Voyez comme il caresse sa canne et joue au va et viens avec sa langue et hop une petite léchouille sur la poignée. Une expérience qui fait rêver: "C'est comme courir jusqu'au bord d'une falaise et faire un grand bond pour attérir en face" dit-il ici. Tout ça pour constater des années plus tard que cela avait un effet plus sévère que prévu

Iggy Pop 


"Une euphorie à toute épreuve", l'effet secondaire le plus marquant des substances ingérées par celui qui se disait Lust For Life. Le petit singe qui dit bonjour à tout le monde avec un sourire plus large qu'une banane, qui vous fait le jeu de "t'as une tâche" pour finalement tirer la langue au public. Décidément, les seventies étaient un vrai défouloir à came. Iggy découvrit sur le tard sa passion pour son corps, et arrêta alors de binger sous MD.

James Brown


"Il y a un problème ?", rien à signaler, juste la Sex Machine James Brown en plein spectacle. Pour la traduction, on ne préfère pas s'y risquer, le pauvre James risquerait de se retourner dans sa tombe.

Stevie Nicks


La grande dame de Fleetwood Mac, le regard (un peu trop) fixe, se confie : "t'es beaucoup plus concentrée, tu gères mieux ta carrière, les gens ne peuvent pas autant se servir de toi". Celle qui disait avoir en permanence un gramme de coke dans une de ses bottes déclame ici qu'elle n'est pas prête d'arrêter. Tout ça pour venir pleurer 20 ans plus tard sur son sort chez Oprah Winfrey à coup de "Ils me trouvaient tous superbe mais c'est parce qu'ils étaient tous camés aussi (...), j'étais pas belle, j'étais juste défoncée". 

Kurt Cobain

Voilà une archive en or de l'époque où M6 était encore rock'n'roll. Celui qui trouva le Nirvana à 27 ans disait pourtant cette phrase pleine de bon sens "L'héroine, après quelques mois, c'est aussi ennuyeux que de respirer". 

George Harrison 


"À votre avis, pourquoi drogues dures et rock stars sont devenus des synonymes ?".  Un bel hommage de George aux "pauvres rockeurs qui traversent tant d'étapes difficiles qu'ils ne pensent plus qu'à se défoncer". Snif. 

Jim Morrison 


On a à peine quitté la planète des stupéfiants qu'un belâtre nous rattrape en nous attisant de son regard vitreux. Écoutez-le prononcer "joy", prêt à venir. Oh oui Jim, défonce-nous, mets le feu

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La triste histoire du bonbon coupe-faim qui portait le même nom que le Sida

Lundi 22 mai 2017

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C'était les années 60, le monde allait bien, la foi en la chimie était inébranlable, à chaque névrose correspondait une pilule, et la pub promettait une ligne de pin-up pour seulement 2,98$. C'est dans ce marché de rêve qu'apparut Ayds, un bonbon coupe-faim à la phénylpropanolamine décliné dans les délicieuses saveurs chocolat, chocolat-menthe, caramel et beurre de cacahuète. Le PDG de Dow Chemicals, la marque qui produisait ce bonbon véritablement miraculeux, était pote avec le gratin de Hollywood — on vit donc Bob et Dolores Hope, Tyrone Power, Joan Caulfield ou encore Donna Atwood faire joyeusement la promotion d'Ayds. Et David Bowie, qui, avant d'être David Bowie, concevait des visuels pour une agence de pub, contribua à une campagne pour Ayds. Manque de bol, au début des années 80, alors que les ventes se portaient à merveille, le Sida vint jouer le trouble-fête dans cette belle histoire. Le nom anglais du virus étant Aids et se prononçant exactement de la même manière que la marque, les pubs devenaient soudain embarrassantes — imaginez un peu une friandise qui s'appellerait Syda : "Je recommande Syda à quiconque voudrait perdre du poids! — Hervé Guibert, écrivain". Compliqué. La marque, qui était là avant le virus, s'obstina à vouloir conserver son nom, puis, devant la chute vertigineuse des ventes, changea d'avis pour se rebaptiser Diet Ayds. Bizarrement, les choses ne s'améliorèrent pas et la production d'Ayds fut arrêtée peu de temps après, tandis que le Sida, lui, allait continuer de se porter comme un charme.

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Nouveau genre musical préféré : le Nedal

Vendredi 19 mai 2017

Le Nedal, probablement l'une des plus belles créations de ces dernières décennies, est genre musical inventé par le groupe Okilly Dokilly, genre dont il sont les uniques représentants, et qui consiste en la rencontre du metal et de Ned Flanders. Originaires de Phoenix (Arizona), les membres d'Okilly Dokilly se prénomment Head Ned, Bled Ned, Red Ned, Thread Ned et Stead Ned, et leur musique aborde les thématiques chères à Ned Flander, telles que le vin blanc panaché, les légumes, les courses au supermarché et la Tentation. Leur premier album, Howdilly Doodilly, est sorti le 11 novembre dernier ; si vous avez la chance d'être sur le territoire américain, le groupe est en tournée non stop jusqu'au 10 juin prochain. Ne ratez pas ça.

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