Vous aurez traduit : « Hier soir sur Canal, je me suis maté Max, le dernier Fred Coppula, avec Ian Scott, Clara Morgane, Ovidie et Estelle Desanges. », c'est tout de suite plus évocateur [Si vous avez immédiatement noté qu'il ne s'agit pas du bon casting de Max, merci de consulter ce site pour vous faire aider : http://www.saynotoporn.org - ndlr]. Attention néanmoins : les hardeurs et hardeuses ne prennent pas des pseudos juste pour faire joli. Les protagonistes d'oeuvres telles que La Grosse Cramouille de la Garagiste et autres Extreme Zoophilia 7 souhaitent souvent d'abord préserver leur anonymat et celui de leur famille. A part l'actrice française Axelle Mugler, qui participa en 2004 à Ca se Discute avec sa maman (« ça vous fait quoi de voir votre fille dans des situations pouvant impliquer jusqu'à 10 personnes et certains objets contondants - c'est-à-dire qui écrasent mais ne coupent pas ?»), il est d'ailleurs assez rare que les hardeurs prennent la pause avec leurs parents proches. Ils ont même le plus souvent plusieurs pseudos fluctuant au cours de leur carrière, comme le réalisateur français Alain Payet, tour à tour James Gartner, René Houaro, René Ouaro, Alain Paillet, Jean Pardaillan ou John Love.
Pour autant, pour un acteur ou une actrice porno, changer son nom n'est pas non plus qu'une simple question d'anonymat : le pseudo doit aussi permettre d'être identifié au sein d'une production prolixe XL. Rien qu'en DVD, environ 11000 films X sont produits par an, soit quasi 30 par jour ; si l'on ajoute à cela l'infinie production destinée à Internet, il est absolument inévitable que plusieurs centaines de scènes pornographiques soient en cours de tournage au moment même où vous lisez ces lignes. Dans ce contexte hautement concurrentiel, le choix d'un pseudo revêt donc pour l'acteur une importance capitale, car il agit comme un marqueur marketing et identitaire : « dis moi ton pornonyme, je te dirai quel acteur tu es », disait déjà Ovide. Et il ne suffit pas de rajouter une lettre ou un bruit à son prénom pour bien pornographer son patronyme : les hardeurs rivalisent d'imagination et de mauvais goût pour aboutir au nom qui résume parfaitement leur ADN pornographique. Voici les grandes tendances qui prédisent à ces choix, et une méthode infaillible pour choisir le vôtre.
 
1. La tentation mimétique
Le premier réflexe est bien souvent de s'inscrire dans une lignée qui a déjà fait ses preuves. Décliner un patronyme légendaire tombé dans le domaine pubique, du genre Nina Hartley, Jenna Jameson ou Julia Ann. Attention cependant à éviter les noms d'actrices qui se sont suicidées (Savannah, Karen Lancaume, etc) ou les apax (Chi Chi La Rue, Divine). Dans le même registre, on pourra également adopter des noms typiques de girl-next-door américaine bien cracra : ils vous inscriront dans un univers familier et rassurant, sans pour autant vous interdire des audaces bucco-anales sainement circonscrites. Exemples : toutes les déclinaisons à base d'Alexis, April, Amy, Audrey, Brittany, Jamie, Jessie, Jill, Micky, Nikki, ou tout nom en -K (Kelly, Kelle, Kylie, Kay).
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2. Les pornonymes « minorité visible »
Certains acteurs choisissent délibérément de mettre en avant leurs origines, voire leur phénotype, afin de faire voyager le spectateur dès la jaquette du DVD. On peut ainsi citer Vanessa del Rio, Alicia del Rio, Kobe Tai, Miko Lee, Asia Carrera, Deirdre Holland, Aria Giovanni, Sky Lopez, Nina Mercedez, Yasmine, ou encore Nacho Vidal. Citons encore les actrices texanes de chez Texas : Lauren Phoenix, Alexis Texas, Austin Kincaid. Ne pas hésiter non plus le cas échéant à s'inventer une origine, comme la star gay François Sagat, qui choisit au départ le pseudo Azzedine pour mieux s'insérer dans les productions segmentées de Citébeur. A l'inverse, Laila Kacem préféra se faire appeler Loan Laure dans le contexte des productions mainstream de Dorcel. Tout comme Brigitte Lahaie en son temps - Brigitte Van Meerhaegue, ça faisait quand même un peu trop Tourcoing. Ce type de choix présente néanmoins certains risques : en 2007, l'actrice d'origine viet-namienne Cécile Tan dut changer son pseudo Katsumi en Katsuni, suite à un procès gagné par la vraie Mme Katsumi.
 
3. La tendance indie
Pour les protagonistes de l'altporn, un autre porno est possible : queer, punk, goth, chubby, bi, rock, tatoué, et avec des poires à lavement partout. Du coup leurs pseudos se démarquent aussi, en privilégiant soit les simples prénoms (Belladonna, Stoya, Cytherea) soit les noms évoquant la rebellion contre la Société (Mandy Morbid, Courtney Trouble, Suicide Girls). Un des réalisateurs en vue de cette tendance, Eon McKai a même choisi pour son pseudo de rendre hommage à Ian MacKaye, chanteur du groupe straight-edge inutile Fugazi.
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4. Poils et cheveux
Si vous séchez vraiment, souvenez-vous que vous avez une peau, des poils et des cheveux. Inratables : le noir (Angel Dark, Anita Dark, Tori Black, Alissa Black, Dorothy Black), le blanc (Randy White, Sabrina White, Zara Whites) ou le blond (Anita Blond, Niki Blond). En cas de rousseur, on privilégiera naturellement tout Amber, Ginger ou drapeau orange (Deirdre Holland, Audrey Hollander).
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5. La tendance grand luxe
Dans le X mainstream, on tente souvent le porno chic : coussins peintures sur soie, perles en plastique, verres de champagne avec reflets Hamilton, Subaru toute équipée garée de nuit devant une mairie déguisée en château nain, etc. Résultat, les actrices y ont souvent des pseudos tout en luxeur (Oksana D'Harcourt, Laure Sainclair, Estelle Desanges, Océane, Mélanie Coste) ou de type « VRP Sephora » (Beauty Dior, Kianna Dior, Chloe Dior, Karen Lancaume, Axelle Mugler, Julia Channel, Sabrina Ricci, Lou Charmelle).
 
6. Les pseudos psychologisants
Certains pornonymes renseignent sur la personnalité et les spécificités des acteurs : caractéristique physique (Holly Body, Lexington Steele), romantisme (Clara Morgane, Monica Sweetheart, Lou Charmelle, Lexi Luv, Nubby Luv, Leah Luv, Alexis Love, Brittany Love, John Love), ironie (Sylvia Saint, Ricky Sinz, Francesco D'Macho). On pourra aussi tenter dans ce registre le pseudo jeu de mots, mais de manière subtile et maîtrisée de préférence (Fred Coppula, Fabian Lafait, Véronique Lefay, John B.Root, Vince Voyeur, Yann Niqueur).
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7. Les pseudos V.I.P.
Certains acteurs ont une ressemblance plus ou moins inexistante avec une célébrité et choisissent donc de la mettre en avant dans leur pornonyme : Dru Berrymore, Samantha Fox, Cindy Crawford, Nina Roberts, Jennifer Stone, Sarah Jessie, Béatrice Valle, Alex Baldwin, ou encore Robert Van Damme. Si par malchance vous n'êtes le sosie d'aucune star glamour, sont également disponibles : les réalisateurs de cinéma (Michael Lucas, Fred Coppula), les sportifs (Jonathan Agassi, Tiger Tyson - un « deux en un » en l'occurrence), les chanteurs (Anastassia Kass, Mark Anthony, Jack Tyler), voire les hommes politiques (Faye Reagan), les comiques (Titof), les jouets (Lanny Barbie), les auteurs morts (Ovidie) ou les juges d'instruction (Jenaveve Jolie).
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Générateur Automatique de Pseudonymes d'Acteurs Porno™
 
Mode d'emploi : munissez-vous d'un simple dé et d'un bloc-notes. Tirez deux fois le dé et combinez les segments de phrases proposées ci-dessous à l'aide du numéro correspondant. Le tour est joué, votre pornonyme est prêt.

Premier tirage (Prénom)
1. Le surnom de votre mère/père
2. Le prénom d'un acteur/actrice notoirement sexy
3. Votre surnom + une terminaison en A ou en Y
4. Le prénom d'un chanteur ou chanteuse de R'n'B français
5. Un héros de dessin animé
6. Un prénom de boxeur ou un prénom de voiture
 
Deuxième tirage (Nom)
1. Le nom de votre super héros préféré
2. Le nom de votre animal de compagnie
3. Le nom de votre barre chocolatée préférée
4. Un Etat américain ou une région française au choix
5. Le patronyme « Morano »
6. Un saint du calendrier
 
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Cyril 2Real