Capture d’écran 2018-02-14 à 14.28.36La dame qui étrenne son tout nouveau martinet face à l'océan, c'est Miss Velvet.  Quand elle n'humilie pas des hommes pour arrondir ses fins de mois, elle est doctorante à l'Université de Chicago. Et c'est loin d'être un détail. Ayant beaucoup lu sur les inégalités raciales et la condition féminine, elle a décidé de concilier instruments de torture et savoirs théoriques. Car si vous voulez avoir la chance de vous faire marcher sur le scrotum par les talons aiguilles de Miss Velvet, vous devez bouquiner sec.  "Ce n'est pas parce qu'ils sont soumis que je peux leur faire penser ce que je veux. Donc je compte sur mes  filles sûres, comme Audre Lorde ou Patricia Hill Collins, et les oblige à les lire." explique-t-elle au Huffington Post. Une méthode dont devrait peut-être s'inspirer le système éducatif français...
afrofemdomLes résultats sont là :  beaucoup de ses clients admettent avoir été sensibilisés à la cause afro-féministe, l'un deux vient même de créer une association pour aider les mères célibataires noires des quartiers Sud de Chicago.  Comme quoi, un coup de trique bien placé peut faire plus pour un mouvement social qu'un sitting ou une pétition. Surtout, Miss Velvet affirme que le BDSM peut "guérir" les femmes noires en leur donnant un moyen de dominer à leur tour. Quant à ses clients, en majorité blancs et hétéros, ils viennent chercher un espace où ils peuvent être totalement soumis et dépendants de quelqu'un, "ce qu'ils ne peuvent pas faire dans beaucoup de contextes. C'est la façon dont le patriarcat impacte les hommes" analyse la domme, comme on dit là-bas. Briser les fossés sociaux par le SM, ça ouvre des perspectives. A quand les donjons où des ouvriers fisteront les actionnaires de leur entreprise ? A quand des caves où les jeunes de banlieue pourront menotter des flics ? Pour un monde en paix, sado-masos de tous pays, punissez-vous !

Capture d’écran 2018-02-14 à 14.28.58