Ou plutôt qu'est ce qui cloche ? Qu'est ce qui fait de lui un artiste radio à la fois interprète de nombreux tubes et aussi inconséquent qu'un courant d'air ?

 

Peut-être sa voix médiocre ? Peut-être ses insupportables tics faciaux ? Peut-être sa discographie jonchée de faux pas en tout genre, comme cet affreux sample d'Imogen Heap ou Marry Me, la chanson préférée des gens qui passent beaucoup plus de temps que la normale sur l'éditeur de vidéos des Sims 3 ? Le doute subsiste.

 

 

Toujours est-il que depuis quelques temps, Jason a trouvé son filon : le gimmick parfaitement calculé pour être reconnaissable instantanément en radio. Talk Dirty avait ses trompettes et Wiggle, ses sifflotements. Get Ugly ne déroge pas à la règle. "Dedolededolededole" peut-on entendre sur le refrain, alors que Jason se meut avec l'énergie d'un Chris Brown à ses débuts aux côtés de jolies filles et de jeunes danseurs grimés en personnes âgées parce que quelqu'un leur a dit que c'était drôle.


Alors qu'est ce qui ne va pas ? Pourquoi Jason semble-t-il relégué à jamais à un rôle de second couteau du R'n'B US ? Hé bien c'est simple : il n'inspire pas grand-chose et a autant d'intérêt que collectionner les sacs plastiques ou péter sous l'eau.

 

 

Pas de chance pour lui, c'est aujourd'hui que son principal concurrent Chris Brown a décidé de sortir son nouvel album, en publiant de surcroît un clip pour chacun de ses morceaux, comme Beyoncé ou Justin Bieber avant lui. D'aucuns trouveront d'ailleurs là une raison d'avancer que les chiffres ne mentent pas : chacun des clips de Chris rameute plus d'un million de clics en quelques heures, là où Jason peine à atteindre les 500 000 après une semaine de mise en ligne.

 

 

Peu importe qui sortira vainqueur de cette gué-guerre futile, nous on aurait plutôt envie d'aller voir ailleurs, auprès d'artistes tels que Bryson Tiller ou Jeremih, beaucoup moins exposés que les deux autres, mais qui valent bien plus le détour. Les chiffres ne mentent pas, certes, mais ils ne disent pas non plus toute la vérité.

 

 

 

Thomas Rietzmann.