> Parce que c’est l’Âge d’or de la carrière de Lindsay Lohan

 

Beauté.

 

Les gens qui connaissent depuis peu l’existence de Lindsay Lohan (est-ce possible ?) l’ont toujours vue le regard hagard, les extensions jaunes jusqu’aux fesses et l’outfit débraillé, mais il n’en fut pas toujours ainsi.

 

Avant de n’être que mugshots, arriérés d’impôts, bagarres publiques avec ses parents, facettes sur les dents et tapis rouges ratés, Lindsay a été au firmament. Enfant-star surdouée connue du grand public grâce à la bluette Disney À nous quatre dans laquelle elle joue des jumelles, elle est vite devenue une fille à suivre, l’adolescence l’ayant pourvue de gros seins et d’un faciès agréable. Ayant continué son ascension avec Freaky Friday en 2003 (aux côtés de Jamie Lee Curtis, une autre de nos passions), c’est en 2004 qu'elle explose véritablement, avec Mean Girls donc (gagnant des awards en pagaille et le droit de faire suivre par les paparazzi). Elle est aussi au summum de sa beauté, le teint parfait, les tâches de rousseur, l’air mutin et la mignonance réunifiés.

 

Malheureusement, les feux de la rampe lui ont brûlé la rétine assez tôt, puisque hormis 2-3 films notables - et cela dépend pour qui - comme par exemple Just my Luck (un autre teen-movie rigolo avec Chris Pine) et Georgia Rule (un film un peu plus sérieux avec Jane Fonda et Lynette de Desperate Housewives), elle n'a plus fait grand'chose de bien, mis à part quelques beaux shootings. Et c’est peu dire, puisque ses séjours répétés en rehab lui ont fait perdre le rôle de Linda Lovelace dans le film éponyme, et que sa monstrueuse collection pour Ungaro (même Zahia n’aurait pas pu en vouloir) effectuée lors de son court passage en tant que directrice artistique pour la marque fut la risée du monde (de la mode) entier.

 

> Parce que s’y succèdent une farandole d’acteurs de prestige

 

Le saviez-vous ? Tina Fey est ambassadrice de la Saint-Patrick aux Etats-Unis.

 

Amy heart

Casting Crème Color Gloss n°23 Noir Corbeau.

 

La chemise.

 

Le dégradé.

 

So Fetch.

 

Le concierge.

 

Hormis Lindsay qui est, on peut le dire, bonnasse et plutôt bonne actrice, Mean Girls possède son pesant d’acteurs prestigieux. Véritable bébé de l’inénarrable Saturday Night Live, le film a été écrit par Tina Fey - géniale en prof de maths maladroite et mal fagotée - passionnée par le best-seller Queen Bees and Wannabes, sorte de guide sur le fonctionnement des cliques au lycée. Elle l’a fait produire par le créateur du SNL, et elle s’est inspirée notamment de deux autres trublions du show pour les personnages du principal (Tim Meadows) et de la daronne Sainte-Anne en Juicy Couture (Amy Poehler, un fou rire à chacune de ses apparitions).

 

Mais ce n’est pas tout : Mean Girls a également révélé Lizzy Caplan, qui est si belle aujourd’hui qu’on a du mal à croire que c’est elle qui fut Janis, l’ado gothique mal dégrossie aux cheveux gras. Drôle en plus d’être jolie, elle nous a montré toute l’étendue de son auto-dérision dans Fashion Film, une parodie sur les hipsters trop marrante.

 

Parmi les autres rôles ? Rachel McAdams, parfaite dans le rôle de Regina George, reine de promo cynique au blond pisseux, elle aussi devenue superbe et qui nous a fait pleurer dans N’oublie jamais avec Ryan Gosling ; Amanda Seyfried, très drôle en poupée deux-neurones et qui va devenir avec le temps une habituée des box-offices, notamment dans la comédie musicale bon enfant Mamma Mia ! (au flanc de Meryl Streep) ; Lacey Chabert, anciennement personnage de La vie à cinq (sitcom un peu molle mais qui nous a fait aimer Neve Campbell et fantasmer sur Matthew Fox), hilarante elle aussi en dinde survoltée couverte de fond de teint ; mais aussi - et je pense que c’est très important - Neil Flynn, l’homme de ménage de Scrubs, une véritable institution.

 

> Parce qu’il résume avec nostalgie nos années lycées

 

Qui ne se souvient pas d’un premier jour de rentrée où, trop occupé à faire «bien comme il faut» les lacets de ses Nike Cortez, il est arrivé 5 minutes en retard en cours et s’est fait scruter par toute la classe ? Qui n’a pas vécu les filles populaires méprisantes («T’es jolie mais tu serais tellement mieux si t’étais pas aussi petite»), le beau gosse intouchable («Pssst, Nicolas, tu me prêtes ta gomme ?»), la prof inspirante, le moment humiliant (pour ma part, c’est quand je me suis laqué juste le dessus de la tête au spray violet et que personne ne voulait m’adresser la parole), la copine gothique (si tu ne l’as pas été toi-même), les parents à l’Ouest ? Qui n’a pas fait copain avec son pire ennemi l’espace d’un moment ? Mean Girls, c’est ça : c’est un peu le résumé de nos années lycées, celles où l'on avait la raie au milieu, des joggings Ellesse et l’envie d’appartenir à un groupe. C’est d’autant plus cool à regarder que l’on peut regarder tout ça tendrement, du haut de notre vie faite d’allers-retours au bureau et de bottines Minelli.

 

> Parce qu’il peut vaincre la déprime du dimanche soir

 

On va pas se mentir, le dimanche soir c’est la lie de l’humanité, ce moment affreux où l'on se rend compte qu’on n'a pas fini le dossier Truc, qu’on a pas fait ses machines, qu’on a pas appelé Maman, qu’on a pas fait la vaisselle et que demain on se lève aux aurores parce que c’est le jour des cheveux. Et vu que c’est la même histoire toutes les semaines, pourquoi est-ce qu'on anticiperait pas avec un plateau de sushis et un bon petit divertissement rassérénant ? Regarder Mean Girls le dimanche soir, c’est l’assurance de se coucher de bonne humeur.

 

> Parce que c’est le meilleur des années 2000

 

Jupe, Camaïeu.

 

Faux ongles, marché de Noisiel.

 

Pull encolure bâteau, bootcut, ballerines et sac-baguette, le quatuor de l’enfer.

 

Collier en plaqué argent, Jenny Bijoux.

 

Descendant de Collège Attitude (1999) et père de Gossip Girl (2007), Mean Girls vient du cœur des années 2000 et nous en donne donc l’essence. French manu', ombre à paupières mauve, collier initiale, mini-doudoune, jean bootcut, talons pointus et sac baguette, rien ne manque. De quoi nous rappeler la douce période où l’on portait des ensembles peau-de-pêche et des petites barrettes. C’était bien (du moins c’était confortable).

 

> Parce que ça :

 

Pas mieux.

 

«Bad-ass MC».

 

Nous sommes des sœurs jumelles

 

«I’m a mouse, duh !»

 

La mariée était déguisée en Juliette Lewis.

 

This.

 

Coucou.

 

L’UFSBD préconise trois lavages de dents par jour.

 

Vous n’êtes toujours pas convaincus ? Cet extrait vous donnera peut-être envie de le regarder.


PS : Le saviez-vous ? La meilleure chanson de la BO, Built this Way est interprétée par Samantha Ronson, qui allait devenir la petite amie de Lindsay en 2008.

 

++ Mean Girls dans le Club le 11 septembre au Gibus. You can't sit with us but you can club with us.

 

Anaïs D.