Le Bills Bills Bills du ghetto

La chanson Bills Bills Bills des Destiny's Child et son clip font sans aucun doute jurisprudence dans le monde du salon de coiffure. Aussi, s'essayer au même exercice peut s'avérer délicat, et Alizée, avec ses décors en carton-pâte et ses mannequins dignes du meilleur de la figuration version La Chance aux Chansons, échoue quelque peu.

On pense également à une scène d'anthologie du film Filles perdues, Cheveux gras où Marina Foïs décide de recourir à un relooking extrême sur la personne d'Olivia Bonamy, en lui "décolorant les idées noires". 
 
Une esthétique très Valérie Damidesque
Est-ce parce qu'elle n'a vendu que 10 000 exemplaires de son album précédent que sa maison de disques ne voit pas l'intérêt de lui filer des décors et des tenues dignes de ce nom ? Pourtant, le clip doit tout de même bénéficier d'un certain budget puisqu'on peut déceler des placements de produits pour Sony et Cacharel.
 
On soupçonne par ailleurs un sponsoring de la part de Kiabi, tant les tenues d'Alizée et de ses danseurs se situent non loin de l'infâmie. En revanche, les paroles et la musique plongent quant à elles clairement dans les bas-fonds de l'ignominie. 
 
La vérité est qu'on sent la tristesse dans les yeux d'Alizée qui peine à se mouvoir sur cette mauvaise choré : chaque matin, elle doit regretter d'avoir voulu prendre son envol en quittant Mylène et Laurent Boutonnat.
 
Mais que voulez-vous, il faut bien que jeunesse se passe. Maintenant, pour tromper son monde, Alizée se travestit en blonde, mais le malaise est quand même bien palpable.
 
 
 
Kiki Daho.