MARY PIERCE

 

La carrière professionnelle de Mary Pierce a duré de 1989 à 2006, soit 17 années de rage, de courbatures et de sueur. Mary Pierce était française lorsqu'elle a gagné l'Open d'Australie en 1995 et Roland Garros en 2000, sinon, le reste du temps, Mary Pierce était américaine. Une relation en forme de ”je t'aime moi non plus” avec les médias français qui n'a pas aidé la joueuse, déjà martyrisée par son père - celui que certains journaux comme The Independent avaient surnommé "the ultimate tennis dad from hell". Petit rappel : Jim Pierce (le père de Mary, donc) s’est fait connaitre dans le milieu du tennis lorsque Mary avait 12 ans et qu’il s’est mis à hurler pendant un match "Mary, kill that bitch !" en parlant de son adversaire sur le court. Il a par ailleurs frappé deux fans à Roland Garros en 1992. L’agressivité manifeste et intempestive de Jim Pierce se traduisait également par l'habitude d’asséner une claque au visage de sa fille lorsqu'elle perdait des matchs. En toute logique, il fut très vite banni des courts par la World Tennis Association, une décision que sa fille décida dans la foulée d'entériner IRL en le rayant de sa vie.

 

Résultat des courses : Mary a aujourd’hui probablement filé tout son blé à un couple de prêcheurs évangélistes qui diffuse la bonne parole en français avec traduction en anglais en temps réel (et qui consomme par ailleurs des gâteaux "à trois doigts”).

 

 

LINDSAY LOHAN

 

On a songé un instant à évoquer le cas Miley dans cette liste d’enfants mis à mal par leurs aïeux, et puis on s’est dit qu’on l’avait déjà trop fait. En cherchant trois secondes une autre radasse broyée par des parents assoiffés d’argent et de chirurgie esthétique, nous sommes bien évidemment tombés sur le cas Lindsay. Celle-ci a commencé sa carrière relativement tôt, vers les trois ans, pour ensuite devenir une petite pouliche Disney très rentable en apparaissant dans des films tels que A nous Quatre, Freaky Friday ou La Coccinelle Revient. Fort heureusement pour elle et pour les spectateurs du monde entier, elle aura quand même joué dans ce chef-d’oeuvre qu’est Mean Girls. Et après ? Après, c’est l’escalade de la violence, la plongée dans les latrines du showbiz : trop de drogues, et surtout trop de déclarations plus surréalistes les unes que les autres de la part de ses parents Dina et Michael qui rêvent chacun de tirer la couverture (et le profit) à eux. Trop de chagrins d’amour et de questionnements sur sa sexualité aussi (kikoo Samantha Ronson), mais également trop d’opérations de chirurgies esthétiques. Tous ces soucis accumulés ont mené Lindsay Lohan à mettre sa carrière entre parenthèses et à opérer des choix professionnels peu judicieux. Désormais, on ne parle plus d’elle que pour ses frasques personnelles.

 

Petite touche d’espoir après ce sordide récit : les critiques ont récemment salué sa prestation dans The Canyons, écrit par Bret Easton Ellis et realisé par Paul Schrader. Variety a même comparé sa performance à celle de Marlon Brando dans Le Dernier Tango à Paris, c’est dire. Dans la foulée, la starlette a juré sur le divan-plateau d’Oprah Winfrey "s’être désintoxiquée". Suite au prochain épisode, donc.

 

Résultat des courses :

N.B. : Cette personne a 27 ans.

 

 

SURYA BONALY

 

La relation fusionnelle de la patineuse internationale Surya Bonaly avec sa mère adoptive Suzanne aura fait couler beaucoup d’encre et de larmes. La relation quasi-exclusive entre la mère et la fille déchaîna en effet la presse de l’époque, mais il faut dire qu’il y avait matière à : "afin de pouvoir communiquer, nous avons mis au point un code connu de nous seules, fait de gestes, de syllabes esquissées du bout des lèvres et de termes empruntés aux autres disciplines sportives. Au début, mes parents avaient même pensé utiliser un casque émetteur-récepteur ou à me parler en espéranto". Voilà ce que raconte Surya Bonaly dans le livre Surya Bonaly, L'Enfant du Soleil, ouvrage paru en 1995 aux éditons TF1 (LOL). Bon plan : si quelqu’un est intéressé, le livre s’achète ici pour la modique somme de 1€50.

 

Autre fait marquant : lors du programme libre des JO d’Albertville en 1992, Surya se croûte au bout de trente secondes mais essaie de garder bonne figure malgré sa mère qui lui hurle dessus et l’injurie devant tout le monde depuis son banc. Bonne ambiance.

 

Résultat des courses : Elle finit par faire La Ferme Célébrités quelques années plus tard, et continue de vivre avec sa môman (mais à Las Vegas désormais).

 

 

MICHAEL JACKSON

 

Tout le monde, et pas uniquement les individus qui regardent True Hollywood Story sur E! Entertainment et/ou qui ont Perez Hilton dans leur barre de favoris, sait que Michael Jackson et ses frères et soeurs ont été abusés psychologiquement et physiquement par leur père Joe Jackson. Des séquelles qui se sont traduites chez Michael par quelques légers changements d’apparence physique et une sexualité aussi trouble que controversée (mais laissons la police et la justice faire leur travail). La pression qu’a subie Michael durant toute son enfance et son adolescence lui aura en tout cas permis de décupler son envie d’indépendance et de succès à n’importe quel prix. Il a ainsi enchaîné chefs-d’oeuvre sur tubes (et vice-versa) pendant plusieurs décennies pour mieux métamorphoser le visage de la musique et de l'industrie du divertissement à tout jamais. Ce qui laisse naturellement penser que Justin Bieber a grandi au sein d’une cellule familiale aimante et soudée.

 

Résultat des courses : 

 

 

MACAULAY CULKIN

 

Sur les sept enfants que compte la fratrie Culkin, Macaulay fut le cheval gagnant - ou la poule aux oeufs d’or - de ses parents, et tout particulièrement de son père Kit. Ce dernier est un acteur raté qui a tout misé sur sa progéniture afin de mieux vivre sa vie par procuration. Naturellement, Macaulay écume les castings dès l’âge de quatre ans et devient rapidement ce que l'on nomme un "enfant-star" - et même plus, c'est-à-dire que selon les critères d'Hollywood, il serait devenu l’enfant-star le plus riche de tous les temps et le plus successful au monde après Shirley Temple. Et ce notamment grâce aux succès commerciaux de Maman, J’ai Raté l’Avion 1 & 2 (dont le premier volet a engrangé quelques 300 millions de dollars rien que sur le sol américain), Richie Rich, My Girl

Un rendement spectaculaire pour une si jeune personne, orchestrée par un père manifestement très alléché par l’appât du gain. D’ailleurs, Macaulay sera tellement crevé par les tournages à répétition qu’il décidera de prendre sa retraite en 1994… à l’âge de 14 ans. Deux ans plus tard, à 16 ans, il amorce une procédure d’émancipation afin de vivre sa vie comme il l’entend, et surtout sans la pression quotidienne de son père. Il obtient gain de cause et peut gérer lui-même sa fortune avant sa majorité, alors estimée à 17 millions de dollars. Depuis lors, Macaulay s’est fait rare sur les écrans, on a pu le voir faire quelques apparitions notamment dans un clip de Sonic Youth, et c’est à peu près tout. Il semblerait malheureusement qu’il passe plus de temps dans les stupéfiants que sur des plateaux de cinéma. En 2004, il est d’ailleurs arrêté avec quelques 17 grammes de marijuana, de Xanax et de Clonazépam. Aux yeux du monde entier, il est maintenant l’ancien enfant-star devenu junkie. Tristement prévisible.

 

Résultat des courses : Il s’est fait plaquer par Mila Kunis qui roucoule désormais avec celui qui semblerait être sa parfaite antithèse : Ashton Kutcher. Même si très récemment, certains journaux semblent tabler sur une rémission, Macaulay n'est maintenant plus que l’ombre de lui-même.

 

 

Aux dernières nouvelles, il aurait déménagé à Paris. Une partie de la presse, comme notamment le NME (ou Voici), affirme même qu’il aurait emménagé chez Pete Doherty.

 

 

Sarah Dahan.