Tout d'abord, les questions qui nous taraudent.

 

Comment un homme doté d'un accent quasiment aussi insupportable que celui de Christophe Maé (à vue de nez, on le situerait entre Alès et le Tartare) ET par ailleurs doté d'une barrette dans les cheveux (en pôle position de l'attentat capillaire depuis 1989) a-t-il un jour pu être l'idole de tant de femmes, de filles et de vieux messieurs ? 

 
Quid du son ?
 
Et bien rien de nouveau au bled, Julien Doré, c'est toujours la version beta de Jean-Louis Aubert façon années 2000, mais c'est aussi un ersatz de ce bon vieux Raphael, période chien méchant/trop plein de drogues prises dans le 8ème arrondissement de Paris. Ce qui lie ces trois grands noms de la chanson française (qu'on retrouvera sûrement très prochainement autour d'un boeuf endiablé sur le plateau d'Alcaline - can't wait) ? L'incapacité totale de pondre un refrain digne de ce nom, pardi. 
 
Quid du clip ?
 

On y trouve de bien belles images, des paysages magnifiques et un lion adolescent à l'allure majestueuse, ce qui est, somme toute, plutôt agréable à l'oeil. Julien Doré aurait tout à fait  pu rester dans une ambiance Discovery Channel, mais on aime bien le fait qu'il ait cédé à un petit péché d'orgueil, à savoir, faire jouer une mini-réplique de lui-même dans son clip. Soit l'une des plus grosses ficelles de la mégalomanie, généralement employée par des mégastars, probablement même par David Carradine. Non, vraiment, loin de nous l'idée de faire une analogie avec un certain onanisme "créatif".

 

 

Kiki Daho.