Vous avez 23 ans tous les deux et cela fait bientôt 5 ans que vous produisez de la musique. Comment vous êtes-vous rencontrés ?
D.A. : Dans le dining hall de l'université, pendant notre freshman year (première année, ndlr).

Maxwell tu es de Boston et D.A. tu vis entre Milwaukee, dans le Wisconsin, et Nevis, une petite île des Caraïbes. Comment faites-vous pour travailler ensemble ?
D.A. : Maintenant on habite Los Angeles, tu sais, on a fini les cours. Mais pendant la fac, on était la plupart du temps a Boston.

En plus de produire de la pop, vous faites aussi des remixes tels que Excuse Me Miss de Jay Z avec Pharrell Williams. Qu'est-ce qui s'est passé après ça ?
D.A. : Ces remixes ont circulé un peu sur Internet et ont été inclus dans quelques mixtapes.
Max : On a fait ce remix en quelques heures pour un ami qui faisait une mixtape à Boston il y a quelques étés de ça.

Comment avez-vous fait pour signer sur un des labels les plus chauds de la planète ?
D.A. : Pharrell a entendu notre musique et nous a donné une opportunité…
Max : On a des parents vraiment riches qui ont passé des années à tisser un réseau de relations pour nous trouver un contrat dans une maison de disques.

Votre musique pourrait sonner comme Pharrell chantant sur une prod des Beach Boys… vous êtes d'accord ?
D.A. : Pharrell et les Beach Boys nous ont beaucoup influencés dans nos goûts et dans notre façon de voir la musique, mais je ne pense pas que l'on sonne vraiment ni comme l'un ni comme l'autre.
Max : Notre musique sonne comme nous le décidons. En ce moment, elle sonne un peu comme KRS rappant un strip-tease semi-nude de cabaret.

Quelle est votre formation sur scène ?
D.A. : On se produit en tant que groupe avec trois autres musiciens. Max à la guitare et aux claviers, D.A. au chant et aux percussions, Tyler Wood aux claviers, Manny Dominick à la batterie, et Omar Dominick à la basse.
Max : Tout le monde chante. On a un peu simplifié les arrangements, mais on a un excellent groupe qui apporte beaucoup au live.

Comment était votre tournée ?
D.A. : Mortelle.
Max : Inappropriée.

Quand est-ce que vous sortez Love The Future, voter premier CD ?
D.A. : Il sortira finalement en septembre.

Vous étudiez l'anthropologie à Harvard. Est-ce que ça vous laisse du temps pour la musique ?
D.A. : Maintenant qu'on a notre diplôme, on n'a plus à s'inquiéter de ça, mais à l'époque on devait combiner les deux, c'était chaud.
Max : Comme on est tous les deux à la fois des savants et des tricheurs, l'université c'était facile.

Vous vous voyez anthropologues, musiciens, les deux, ou vous n'avez pas de plan ?
D.A. : On espère bien gagner notre vie en jouant de la musique aussi longtemps que nous le pourrons.
Max : Mon plan est d'acheter quelques trucs chez l'épicier, de la crème à raser, une lotion comestible, un twister…

Vous pensez qu'il y a un rapport entre ce qui vous a intéressé en anthropologie et la musique que vous faites en terme d'inspiration ou de son ?
D.A. : Je ne suis pas sûr qu'il y ait un lien évident, mais on adore tous les deux apprendre sur les choses qui ne nous sont pas familières. Ça s'applique à la musique et aux gens.


Vidéo

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Par Alexandre Stipanovich // Photo : DR.