Capture d’écran 2018-06-12 à 15.18.51Alors que l'aquaponey, blague issue de l'âge d'or des groupes à la con sur Facebook, est devenu has been, le monde est prêt pour la réhabilitation de son glorieux aïeul : le "diving horse". Un sport plus dangereux et spectaculaire que toutes les épreuves des X Games réunies qui mériterait le prime-time sur Equidia. Le principe est simple : on monte sur un tremplin en bois avec son canasson et on se lance de 50 pieds minimum (soit un peu plus de 15 mètres) dans une toute petite étendue d'eau. 

Une activité extra-scolaire qui en jette, née grâce à l'influence des shows acrobatiques de cow-boys de Buffalo Bill. C'est William F. Carver, champion de carabine, qui aurait eu l'idée après avoir participé à la pièce de théâtre intitulée The Scout à Melbourne en 1891.  Dans ce mélo sauce western épicé de cascades, Carver devait sauter d'un petit pont pour atterrir dans un bassin en contrebas. Par la suite, plusieurs shows se sont créés et ce sont des femmes qui ont assuré le spectacle en osant grimper sur les chevaux. Elles étaient deux à occuper le créneau : Sonora Webster Carver (la belle-fille de William, vous suivez ?) et Mamie Francis Hafley, qui comptabilisa plus de 600 plongeons entre 1908 et 1914 avec son pur-sang arabe. Si elles furent choisies pour donner une "touche de glamour" à ces attractions, elles ont porté une image audacieuse de la femme, athlétique et courageuse. La classe. Mesdemoiselles, mesdames, inscrivez-vous dans cette lignée pleine de panache et ramenez vos étalons fougueux à l'Aquaboulevard.

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