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Cartes de Noël pour Tiffany, réclames pour le Martini et la Vodka : le père du pop art n'a jamais rechigné à utiliser ses talents pour faire des gros sous en pactisant avec les marques. C'est d'ailleurs son côté businessman qui fait de lui l'un des artistes préférés de Donald Trump, qui l'a plusieurs fois cité sur son compte Twitter chéri et dans son livre pour les winners qui n'en veulent Think Like a Champion: An Informal Education In Business and Life

Les deux amoureux du Dieu Dollar se sont rencontrés à la fête d'anniversaire de l'avocat Roy Cohn, bras droit de McCarthy le chasseur de cocos. En 1981, Après s'être payé (oui oui, littéralement payé) une visite à la Factory, Trump demande à Warhol des tableaux de la Trump Tower à New York. Dans The Andy Warhol Diaries, son journal "intime" dicté à son ami Pat Hackett, l'artiste parle succintement de cette rencontre : "C'était tellement étrange, ces gens sont tellement riches. Trump est un macho." Tout est dit. 

Capture d’écran 2018-06-06 à 16.16.13Malgré le manque d'accointances, l'appât du gain est le plus fort : Warhol se met à l'ouvrage. Dans son atelier, il réalise huit sérigraphies en noir et blanc avec de la poussière de diamant dessus. Fin de l'histoire ? Oh que non, avec Donald, toutes les histoires finissent mal. Le futur président n'en veut pas, énervé par le manque de couleur, et refuse de payer l'artiste. Sans doute s'attendait-il à une déclinaison flashy de son gratte-ciel.Capture d’écran 2018-06-06 à 16.58.56

Peu habitué aux refus, Warhol gardera une rancune tenace. En 1984, toujours dans ses mémoires, il est écrit : "Je hais toujours les Trump parce qu'ils n'ont jamais acheté mes peintures de la Trump Tower." Tant pis pour toi Andy, fallait pas te frotter au mauvais gars. Et tant mieux pour nous car on peut voir tes Trump Towers au Warhol Museum

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