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Chaque jour, vous regardez les nouvelles internationales en serrant les fesses alors que nous sommes seulement à mi-parcours de l'ère Trump  ? Pour reprendre espoir et décontracter notre anus, tournons-nous vers l'avenir, vers les élections fédérales de 2020 où, peut-être, quelqu'un de sensé reprendra les rênes des Etats-Unis d'Amérique. Quand on jette un oeil aux candidatures déjà déposées sur le site officiel, comme l'a fait Outline, un nom titille le nerf optique : Sexy Vegan. Ce n'est pas une blague des Anonymous, c'est véritablement un blase officiel que ce postulant à la Maison Blanche a d'ailleurs fait tatouer sur son visage. Qui est-il ? Quels sont ses réseaux ? Enquête.

On en sait à la fois peu et beaucoup trop sur Sexy Vegan, né Hansel Marion DeBartolo III. Ce fils de chirurgien s'est présenté au monde en grandes pompes en septembre 2017 sur le plateau de l'émission Dr Phil. Une performance à base de salut romain, gros mots bipés, de tétons qui pointent et de moonwalk pété avant de se faire sortir par la sécurité. Dans ce C'est Mon Choix ricain, sa soeur était venue chercher de l'aide. Savourez l'intitulé du show, qui résume plutôt bien le CV du personnage : "Mon frère a changé son nom pour Sexy Vegan, se balade en Speedo en public et dilapide les 11 millions d'héritage de notre mère".  

On découvre avec stupeur que Sexy Vegan aime se pavaner en slip de bain dans les rues d'Hollywood et qu'il apporte même son miroir dans la rue pour pouvoir se regarder danser. Poudre de perlimpinpin et calembredaines préparées pour le show ? Il semblerait que non puisque cette vidéo amateur le montre en pleine action sur le toit de sa voiture. 

Ça c'était pour la partie Sexy, venons-en à la partie Vegan avec son programme pour la nation américaine. Son projet ? Libérer plus de 70 milliards d'animaux innocents des cages de l'industrie agro-alimentaire au nom du bien-être animal et de la santé publique. Noble cause même si on imagine que les végans et les antispécistes se seraient bien passés d'un allié aussi encombrant. Plus étrange, il souhaite obliger chaque domicile à se munir d'un système de ventilation afin que les insectes ne meurent pas piégés chez les gens et, je cite, "qu'ils aillent en enfer à cause de ce mauvais karma". Ses autres promesses sont, pêle-mêle :  supprimer la violence des cartels en légalisant toutes les drogues, veiller à ce qu'il n'y ait plus de SDF en les embauchant comme fonctionnaires, abaisser l'âge du consentement sexuel à 14 ans et augmenter le nombre de toilettes publiques pour assainir les rues des villes. A vous de vous faire votre idée, tout en prenant en compte qu'il est peut-être à la solde du machiavélique lobby des moule-bites. La route vers 2020 est longue et parsemée d'embûches, mais si l'accession de Donald Trump au trône de fer nous a bien appris quelque chose, c'est bien qu'il ne faut sous-estimer aucun candidat. A suivre donc. Pour patienter, allez écouter son album a capella de 28 titres Ending World Suffering The Fun Way qui parle quasi-exclusivement de son postérieur.