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Certes, le magazine Heavy Metal s'est fait une spécialité de représenter les femmes comme des objets sexuels attifés de soutifs en métal. Mais Heavy Metal a fait bien plus que d’accompagner l’éveil sexuel de jeunes puceaux fans de SF. Le “magazine de fantasy pour adultes” a aussi été une plateforme de diffusion pour certains des plus grands écrivains et artistes de ces dernières décennies (et ça continue). Contrairement à ce qu’on pourrait penser au premier abord, le nom de la revue n’a rien à voir avec le genre musical riche en gros riffs saturés, en cuir clouté et en signes de mains sataniques. Il provient du magazine français culte Métal Hurlant, où ce bon vieux Moebius a publié plusieurs de ses plus belles planches. Heavy Metal démarre en 1977 comme une version américaine du périodique hexagonal, mais s’en émancipe rapidement.

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Fondé et géré par le staff du journal satirique National Lampoon, le bimestriel diffusera des oeuvres originales d’artistes comme H.R. Giger, des interviews avec des cinéastes tels que Dennis Hopper, John Waters, Francis Ford Coppola, John Carpenter et Roger Corman ; et avec des musiciens comme Eurythmics et Debbie Harry. Il a aussi publié des textes d’auteurs de prestige tels que Ray Bradbury, Stephen King, et d’autres poids lourds. Un mélange explosif de rock, de comics, de fictions et de pin-ups du turfu (une grande source d'inspiration pour les vans customisés des 70’s). Joie, bonheur, génuflexions : tous les numéros de la revue jusqu'au milieu des années 90 ont été numérisé et mis en ligne. Sans vouloir vous donner des ordres, on ne saurait trop vous conseiller de plonger sans tarder dans cet océan de créativité, d'imaginaire rétro-futuriste et de boobs argentés.

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