Alors ma première question…
Mathieu Cesarsky (Judah Warsky) : Comment vous vous êtes rencontrés ? (Rires)
Guido Cesarsky (Guido Minisky) : Franchement, j’adorerais répondre à cette question !

Hé bien je vous la pose, du coup. Comment vous êtes-vous rencontrés ? 
Guido : 
Moi, j’avais 6 ans et demi, et ce matin-là, quand je me suis réveillé, il n’y avait personne chez moi… C’était la première fois que ça se produisait. J’ai cherché partout, j’étais un peu en panique, et après une fouille approfondie, j’ai découvert un petit mot sur le lit de mes parents, bizarrement. Le mot disait «Nous sommes à la clinique, le petit Mathieu est arrivé», un truc comme ça. Peu de temps après, mon père est revenu me chercher à Chaville, là où l'on vivait ; on est parti à la clinique de Clamart, et j’ai pu rentrer sur les épaules de mon père parce que c’était interdit aux enfants. Lui, il avait un masque qui lui couvrait la bouche, et je me souviens que je ne comprenais pas vraiment pourquoi. Puis j’ai vu ce bébé pour la première fois. Je n’étais pas ravi car je sentais que ça allait briser l’équilibre cool qui régnait à la maison, du coup, je me souviens qu’il y a eu une courte période pendant laquelle j’ai pas trop apprécié sa présence… D’ailleurs, il paraît qu’un jour, j’ai dit que j’allais jeter Mathieu par la fenêtre ! (Rires) Mais très vite, j’ai été très heureux d’avoir un petit frère et j’ai même adoré m’occuper d’un bébé. 
Mathieu : 
Moi, je l’ai rencontré le même jour mais je ne m’en souviens pas. (Rires) 
Guido : Tu sais, mon fils (Charlie, ndlr) qui a six ans, il s’interroge déjà sur la mémoire, et il me demande tout le temps : «Comment je peux faire pour me rappeler de mes souvenirs de bébé ?». Alors je lui réponds : «Ressasse-les, parles-en sans cesse, et peut-être que ça restera». Il me dit toujours, «C’est quand même pas de chance parce que le premier souvenir que j’ai, c’est à mes trois ans et c’est un mauvais souvenir».
Mathieu (et moi-même) : Et c’était quoi ? 
Guido : Hé bien c’était à l’école, c’était son anniversaire, et la maîtresse a dit «Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Charlie», elle l’a fait monter sur l’estrade, elle lui a fait un bisou ; et lui, il a répondu «Merci, joyeux anniversaire maîtresse». (Rires) Tout le monde a éclaté de rire et lui, il était mort de honte.

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Et toi Mathieu, ton premier souvenir ? 
Mathieu 
 bien c’est un très mauvais souvenir aussi… Je suis enfant, on est dans la cuisine à Chaville, je suis assis dans ma chaise haute en bois et j’essaie de dire le mot «vache» mais tout le monde comprend «vasse» (Mathieu a un léger cheveu sur la langue, ndlr). Toute ma famille se marre et moi, je continue à dire «vasse» en étant persuadé de dire «vache», c’était insupportable… Voilà, c’est mon plus vieux souvenir. (Rires)

Comment avez-vous découvert la musique : via maman (l'une des plus célèbres astrophysiciennes du monde, ndlr), via papa ou via votre prof de flûte ?
Guido : Il y en a toujours eu à la maison, du classique. Partout d’ailleurs - à la radio, à la télé, dans les magasins… Je n’ai pas souvenir d’une révélation puisque d'aussi longtemps que je me souvienne, il y a toujours eu de la musique autour de moi. 
Mathieu : 
Moi, ça a été une obsession tout de suite. Je me souviens justement du moment ou j’ai compris que ça n’était pas une obsession pour les autres enfants. Quand j’était en CP et que je parlais de telle ou telle chanson et que tout le monde me répondait «Non mais on s’en fout, en fait…», je me disais «Quoi ? Mais comment peut-on s’en foutre ?». (Rires) Eux, ils s’intéressaient au foot, tu vois, et j’ai réalisé qu’en fait, différentes personnes pouvaient avoir différents centres d’intérêts. Ça, ça a été une énorme révélation !

Guido : Ah mais attends, je viens de me souvenir que plus jeune, chaque semaine, on avait un peu d’argent de poche ; et tous les quinze jours, il y avait assez pour acheter un 45-tours au Monoprix de Chaville. Et que donc, tous les quinze jours j’en achetais un. Et je me souviens d’arriver à chaque fois ravi à l’école avec ces fameux 45-tours, jusqu’au jour où un mec m’a dit «Non mais là, on s’en bat les couilles de tes disques !». (Rires) 

Justement : vos premiers 45-tours ?
Guido : 
Je ne me souviens pas du premier exactement, mais le premier dont je me souvienne comme étant mon préféré, je l’ai acheté quand j’avais 9 ans et c’était Radio Pirate du Grand Orchestre du Splendid. La face A, je la connaissais par coeur et je l’adorais - notamment parce que j’était persuadé que ça parlait de pirates qui avaient une radio. (Rires) Et la face B, j’y comprenais rien, parce que ça parlait d’un festival de Jazz à Antibes Juan-Les-Pins… (Il regarde Mathieu et lui dit «Tu te rappelles ?», ndlr)
Mathieu : 
…Mais tellement ! (Il se met à chanter) «À Antibes Juan-Les-Pins, il y a du soleil dans les mains»…

Guido : …Mais oui ! D’ailleurs, je le fais écouter à Charlie maintenant, il adore ! Bref, je me souviens aussi de mon premier 33-tours : c’était Patrick Sébastien. (Rires
Mathieu : Oh, je m’en souviens tellement bien ! Le premier morceau, il fait Tu t’laisses aller d'Aznavour, mais en imitant Gabin. 
Guido : C’était génial ! Ça paraît difficile à croire, mais Sébastien, il y a une quarantaine d’années, il était vraiment cool. Et j’étais vraiment jeune, donc je ne comprenais pas tout - et pour moi, Sébastien, il chantait ses chansons, tu vois. Notamment un morceau qui s’appelait La dame de Haute-Savoie, dont j’ai découvert bien plus tard qu'il était de Francis Cabrel. Je me souviens aussi qu'il chantait Couleur vieux bordeaux en parodiant Eddy Mitchell, et la première fois que j’ai entendu l’original, je me suis dit «Mais n’importe quoi, c’est pas couleur menthe à l’eau, c’est vieux bordeaux» ! (Rires
Mathieu : Moi, je me souviens très bien de mon premier 45-tours, puisque c’était pour l’anniversaire de mes quatre ans : il venait de la part de Delfina, la dame qui venait nous chercher à la sortie de l’école. Elle m’avait emmené chez Monoprix, puisqu’à l’époque, pour 10 francs, on pouvait avoir un 45-tours chez Monop’ donc, et elle m’avait dit de choisir. C’était dingue pour moi, et comme je ne savais pas lire, j’ai choisi en fonction de l’image sur la pochette. J’aimais bien les images qui racontaient une histoire, genre un jeu de différences entre l’avant et l’arrière. Du coup, je me souviens très bien, j’ai pris un 45-tours sur lequel il y avait, au dos, deux boxeurs en peignoirs qui se faisaient face avec leurs gants de boxe ; et à l'avant, c’est l’un des deux victorieux sur le ring. Ce 45-tours, c’était celui des Sparks, Whomp That Sucker (à ne pas confondre avec le tout aussi excellent album/morceau électro de 2010 par les DJ et producteurs belges The Glimmers, du même nom et reprenant la pochette, ndlr). 

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Et votre premier CD ?
Guido : Pour le coup, je m’en souviens très bien - j’avais 13 ans et c’était le double live de Simple Minds… Voilà, voilà… (Rires
Mathieu : Alors je ne sais plus, mais je sais quel est mon premier souvenir en rapport avec les CD. Pour Noël, on avait eu avec notre père un bon pour aller à la Fnac et acheter soit un CD, soit trois vinyles, parce que c’était le même prix. Moi, évidemment, j’ai pris les vinyles, et j’ai donc acheté trois albums de Jacques Higelin : Jacques Crabouif Higelin, La Bande du Rex et le troisième, je ne m’en souviens plus ! On était dingues de Higelin à l’époque, il faut le savoir.

Vous écoutiez les mêmes sons étants plus jeunes ?
Guido :
 On a un énorme tronc commun, avec quelques écoutes perso…

Mathieu : 
…Oui, mais les écoutes persos, c’est quand tu as déménagé. Avant que tu quittes la maison, on écoutait toujours la même chose. 
Guido : 
Ouais, et je suis parti une première fois à 18 ans ;je suis revenu un an et demi plus tard parce que ça n’avait pas très bien marché mon plan, et je suis reparti un an après. 
Mathieu : 
Putain, et je ne m'en souvenais plus mais quand tu es parti la première fois, tu avais laissé tous tes CD, et ça correspond vraiment au moment où j’ai beaucoup découvert de musique, par moi-même quoi. Il avait énormément de disques, des centaines même, et pendant un an et demi, j’ai eu tout ça à disposition…
Guido : Et je me souviens que je lui faisais des compils sur cassette, méga-spécialement pour lui. Mais c’était un truc super pervers de grand frère, c’était à la fois cool et horrible parce que d’un côté, je lui faisais des compils avec tous les morceaux que je kiffais le plus, mais d’un autre côté…
Mathieu : 
…il n'y avait pas la tracklist

Guido : Hé ouais, jamais je lui filais la tracklist ! L’idée, c’était qu’il écoute et qu’après, je lui fasse des interros surprise, où au milieu de rien je lui criais «Qu’est-ce qu’il y a après telle chanson sur telle cassette ?!», sur un ton ultra-autoritaire ! (Rires) Et de temps en temps, je lui disais «Viens Mathieu, on va écouter un disque», et sur ce disque, il y avait un morceau que je lui avais compilé, comme ça il était trop heureux de connaître enfin le nom d’un des titres de ses cassettes !
Mathieu : L’enfer… Tu sais, il y a encore des morceaux inconnus pour moi aujourd'hui. Où des fois, je vais à un concert, le groupe fait un morceau et je me dis «Ah putain, mais c’est sur la cassette 18» ! (Rires
Guido : Mais je me souviens, il y avait des cassettes concept, genre une qui s’appelait la 100 quelque chose parce que j’avais réussi à caler cent morceaux dessus au total en choisissant tous les morceaux les plus courts de tous les disques, des titres qui faisaient moins d’une minute quoi, juste pour que ça rentre. Tu te souviens, Mathieu ? 
Mathieu : Mais ouais, je m’en rappelle très bien… Putain, elle est cool cette interview ! Je te jure, depuis le début, je me replonge dans des trucs auxquels j’avais jamais repensé avant que tu nous poses tes questions. 

Et vos écoutes coupables à l’un et à l’autre aujourd’hui ?
Guido : Mais il n’y a rien de coupable, en vrai… Déjà très jeunes, on avait des goûts extrêmement éclectiques, sans trop de barrières en mode «il ne faut pas écouter ça, c’est pas cool»…
Mathieu : 
L’histoire des genres, c’est un truc que tu lis dans les journaux. Tant que tu n’en lis pas, tu n’en as pas idée - c’est juste de la musique, tu vois ?  
Guido : Mais d’ailleurs, sur l'une de ces compils que j’ai toujours à la maison, sur une face, tu as du Richard Gotainer suivi de Led Zeppelin, et sur l’autre, il y a Georges Brassens puis Alice Cooper… Alors tu vois, les genres... ! 

Un morceau que l’un écoutait et que l’autre ne supportait pas ? 
Guido : (Rires) Oh ! Élise, Mon joli petit chat blanc…
Mathieu : Mais n’importe quoi, tu l’écoutais aussi ! Et d’ailleurs, on ne devrait même pas en parler, la pauvre Élise... En fait, Élise, c’était notre voisine, qui avait fait un disque parce que son professeur de chant trouvait qu’elle avait une belle voix. C’était ringard, enfin c'était une chanson d’enfant chantée par un enfant - mais du coup, la meuf avait quand même enregistré un 45-tours.
Guido : Ouais, mais v’là le disque aussi (il se met à chanter) : «Mon joli petit chat blanc / est vraiment intelligent»... (Rires)
Mathieu : Mais je me souviens qu’à un moment, Guido est devenu journaliste musical, du coup il recevait les skeuds gratuits à la maison. Donc il avait toutes les nouveautés, et moi au même moment, je découvrais d’autres trucs, genre Palace ou Pavement, que Guido n’a jamais kiffé. Alors que pour moi, encore aujourd’hui, Pavement est l'un des groupes les plus importants de l’histoire du rock.
Guido : Ouais, ça a été un virage dans notre vie commune, mais en même temps, je m’étais cassé de la maison - donc c’était le grand divorce… Et puis Mathieu était enfin affranchi de mes compils ! (Rires
Mathieu : Et puis c’est aussi le moment où mon frère a commencé à écouter de la house. Forcément, il était DJ, et moi, ça ne me touchait pas du tout. J’écoutais ça assis dans un appart' donc ça ne me faisait rien, mais le jour où j’en ai écouté debout dans un club, dans le noir, collé contre des gens en ayant chaud, là j’ai compris Guido. 

guidomatadosEst-ce que vous vous donniez des conseils en musique ?
Guido : Non, pas vraiment.
Mathieu : Ben franchement, moi, je sais que quand tu commences à faire de la zik, tu le fais toujours à l’attention de quelqu’un - et c'est souvent pour une meuf que tu kiffes, d’ailleurs. Moi, c’était très souvent pour Guido. Je me souviens quand j’ai chopé un quatre-pistes pour la première fois, j’enregistrais mes morceaux, je les mixais, tout ça chez mes parents, et ensuite j’allais chez Guido, dans son appart' à Paris, pour les lui faire écouter. C’était vraiment mon premier auditeur, et honnêtement, c’est toujours le cas aujourd’hui. 
Guido : Quant aux conseils, non, en fait je ne lui en donnais pas ! Moi, j’aime bien écouter les maquettes, c’est vrai, mais à partir du moment où ça rentre en prod’, on ne me voit plus, je m’efface. Je n’ai pas envie de le polluer avec mes avis. 

Guido, que penses-tu de Avant/Après, le nouvel album de Judah Warsky ?
Guido : 
(Il hésite, ndlr) Écoute, à chaque fois, c’est ce même effet : pour tous ses disques, ses morceaux, je suis toujours touché et impressionné. Alors j’ai quelques réserves parfois - sur des choix d’arrangements, des durées... mais c’est pas grand-chose, quoi. Moi, j’aime juste bien les morceaux qui avancent vite, et c’est le seul truc chez Judah parfois qui me plaît moins, son côté titres mi-longs. Mais sinon, je suis quand même ultra, ultra-fan. 

Et toi Judah, quel est ton regard sur Acid Arab, le duo que forme ton frère avec Hervé Carvalho ?
Mathieu : Ben, j’aime tellement que j’ai carrément conçu ce nouvel album dans le studio d'Acid Arab…
Guido : …
Oui, il l’a enregistré avec la deuxième moitié cachée des Acid Arab, Pierre-Yves Casanova et Nicolas Borne, qui sont un duo de producteurs et de compositeurs (surnommés les Shelter, du nom de leur studio dans le 10ème arrondissement, ndlr).
Mathieu : Oui, et je les ai croisés plein de fois aux concerts ou aux soirées Acid Arab ;  et à chaque fois, ils me proposaient de passer dans leur studio. Du coup, j’y suis allé un jour - le jour où Sofiane (Sofiane Saidi, ndlr) enregistrait les voix pour La Hafla, d'ailleurs.
Guido : Mais oui, c’est vrai, et puis tu as fait un choeur sur le morceau !  Tiens, ça c’est un scoop, personne ne le sait : il y a Judah Warsky dans les choeurs de La Hafla des Acid Arab. (Rires)


Selon vous, lequel des deux a fait la pire crise d’ado ? 
Mathieu :
 C’est Guido ! En tout cas, c’est ce que disent les parents quand ils en parlent.

Guido : 
Je m’en souviens même pas, en vrai… Pour moi, Judah a fait bien plus de conneries, mais comme il était plus jeune, nos parents le trouvaient forcément plus mignon. Non moi, sincèrement, à part être malheureux à l’école, j’ai pas fait grand-chose, vraiment. J’étais si triste, c’était l’enfer… Rien que d’en parler, je suis ému. Je te jure, c’était horrible. Et d’ailleurs, j’ai tout plaqué deux semaines après avoir eu mon bac.

Entre nous, qui de vous deux a galoché le plus au collège ?
Guido : 
Ah ben pas moi ! Du début à la fin, j’ai eu zéro copines… (il marque une pause) Mais si, qu’est-ce que je raconte - en troisième, j’ai eu une meuf, puisque je suis allé habiter chez elle.
Mathieu : 
Mais oui, Barbara, elle habitait rue Saint-Jacques. 
Guido : 
C’est la fameuse première fois que j’ai quitté la maison, d’ailleurs. 

Mathieu : 
Moi, c’était pas facile… Je me souviens, il y avait une meuf trop cool qui sortait avec tous les garçons, du coup, je suis aussi sorti avec elle. Je me demande ce qu’elle est devenue… C’était vraiment une meuf mortelle, ses parents étaient trop cools, sa maison était toujours ouverte. Bref. Mais à part elle, rien à l’école parce que le quotidien ça use et que du coup, tu n'es plus très intéressant quand on te voit tous les jours. Je serrais plus en soirée - quand personne ne me connaissait, je faisais souvent une bonne première impression. Ça me permettait de me dire que je n’étais pas tant que ça un bouffon, c’était cool ! (Rires

Il y avait beaucoup de rivalité entre vous plus jeunes ? Et aujourd’hui ? 
Mathieu : 
Pas du tout ! 
Guido : 
Même pas une fois, jamais. 

Dans le show-biz, vous êtes plutôt discrets comme les frères Dardenne ou jet-set comme les frères Bogdanov
Guido : Moi, j’ai envie de croire que je suis discret, donc plutôt Dardenne. 
Mathieu : 
Moi aussi, sauf sur scène où là, tu n’a pas le choix, il faut y aller. Mais dans la vie, ouais, on est discret, même si j’aurais beaucoup aimé te répondre Bogdanov. (Rires
Guido : Mais carrément - moi, je les adore les Bogdanov ! Ils sont hyper-touchants, ce sont deux frères qui ont les mêmes passions, ils ont ce truc incroyable des gars dont l'un commence une phrase tandis que l’autre la termine, leur délire commun avec les sciences… Je ne sais pas, ils me touchent. 

Et lequel des deux rend le plus fier les parents ? 
Guido : Je pense aucun des deux… Ils sont assez cools pour ça, nos parents, je pense qu’aucun de nous deux peut sentir que l’autre a bénéficié de plus de largesses ou d’amour de la part des parents. Ils sont dans une parfaite équité avec nous. 
Mathieu : 
Ouais, je pense que quand tu es parent, tu es fier des deux. Tu vois, moi j’ai une fille et…
Guido : 
…Oui, mais nous, on a des enfants uniques alors c’est pas pareil, Mathieu. 
Mathieu :
 Oui, et puis c’est vrai que dans Koh-Lanta, t’as toujours un gars qui te dit qu’il fait l’aventure pour rendre fier ses parents ! (Rires) Non mais je ne sais pas, être fier, c’est pas forcément un truc que tu dis, mais je suis certain qu’ils le sont. Ils voient que Guido, il tourne partout dans le monde avec Acid Arab, ils ne peuvent pas ne pas être fiers. Moi, je le suis en tout cas. 

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++ Le compte Facebook de Judah Warsky, et les comptes Facebook et Twitter d'Acid Arab. 
++ Avant/Après, le nouvel album de Judah Warsky, est disponible ici et est en écoute intégrale sur DeezerJudah Warksy sera en concert le 28 février prochain au Point Éphémère.

Crédit photos de Une : polaroïds par Nicola Delorme.