ll y a trente-cinq ans, Blade Runner faisait l’effet d’une bombe sur l’imaginaire d’une génération de jeunes puceaux fans de SF. Adapté de la nouvelle Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques de Philip K. Dick, le film relatait l’histoire de Rick Deckard, un officier de police chargé de pourchasser et de "retirer" les réplicants, des robots humanoïdes avec une fâcheuse tendance à se faire passer pour des humains. Mais plus que les nombreuses circonvolutions du scénario et ses ruminations métaphysiques (Rick rêve t-il qu’il est un androïde, ou bien est-ce l’androïde qui rêve qu’il est Rick?), c’est surtout l’atmosphère sombre et élégante du film, avec la ville futuriste créée par Syd Mead et la bande-originale New Age de Vangelis, qui avait saisi les spectateurs pour ne plus les lâcher. Alors que Blade Runner 2049 divise la critique et fait un semi-flop au box-office US, le magazine Fact sort un mini-documentaire sur l'influence inouïe du score de la version de Ridley Scott sur la musique électronique contemporaine. Pourquoi les Millenials sont-ils toujours obsédés par ces modulations synthétiques d'une autre époque ? Comment se fait-il que l’habillage sonore du nouveau Blade Runner ressemble à un décalque de l’ancien ? Quel est le point commun entre Björk, Tricky et Gary Numan ? À toutes ces questions, la vidéo ci-dessus vous apportera les réponses.