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Dans un article en allemand aussi insolite que révélateur, de très sérieuses études nous apprennent que la tessiture de voix féminine n'a, depuis quelques années, eu de cesse de devenir plus grave, pour se rapprocher des fréquences masculines. Pour tous les drogués franco-berlinois (qui nous lisent probablement en ce moment-même depuis le seul backroom du Berghain où l'on capte deux barres de wi-fi), l'article est ici ; pour les autres, en voici le résumé des données principales :

- À l'heure actuelle, les hommes s'expriment sur une fréquence moyenne de 110 Hz, et 168 Hz pour les femmes. C'est ici que réside la nouveauté : il y a 20 ans, la fréquence moyenne de la voix féminine avait été mesurée à 220 Hz, ce qui correspond à une quinte plus bas aujourd'hui ;

- Ce résultat, obtenu à partir d'échantillons comparés de 5000 femmes et enfants, étonne même les scientifiques à l'origine de l'étude, qui a été menée en février 2017 lors du Symposium de Leipzig sur la voix et la jeunesse ;

- La voix masculine est, elle, toujours restée constante ;

- Et enfin, le résultat ne serait pas dû à une évolution biologique, mais bien à une évolution des rôles sociaux ; les hormones féminines n'ayant pas subi de modifications au cours du temps, ceci indique que les femmes d'aujourd'hui auraient tendance à se conformer à un rôle plus actif et plus déterminant dans la société en adoptant naturellement des fréquences plus masculines. En effet, une voix plus grave est synonyme de pouvoir, de volontarisme et d'une personnalité digne de confiance dans un environnement professionel masculin, alors qu'auparavant, on attendait des femmes qu'elles manifestent fragilité, féminité et besoin de protection.

Die heutige Frau steht voll im Leben. Sie muss nicht mehr beschützt werden. Deshalb klingt sie auch anders.
"La femme d'aujourd'hui vit sa vie à 100%. Elle n'a plus besoin d'être protégée. Voilà pourquoi elle sonne différemment."