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«- Où vous êtes-vous rencontrés ? Quel âge avez-vous ?
- Pourquoi tu veux savoir tout ça ? Tu enquêtes pour lancer une application de rencontres entre rockers ?»

C’est en ces mots que Mathis, marseillais d’origine et cofondateur avec la Parisienne Dorothée de Police Control, répond aux questions - certes maladroites, mais primordiales – visant à savoir qui et quoi se cache derrière Police Control, le nouveau groupe signé sur l’excellent label à cassettes Gone With The Weed. Et il s’avère que Police Control, pour rester aussi prosaïque que Mathis, pourrait être les nouveaux Ramones français, tout comme Skategang (autre groupe de Mathis, mais comptez aussi Téléphérique et les Dolipranes) aurait pu l’être ; à la différence que Police Control chante en français.

Les paroles sont d’ailleurs écrites «la veille des concerts ou des enregistrements, nous dit Dorothée. Ce qui a tendance à me foutre quelques coups de panique, mais au final je suis toujours sur le cul», complète-t-elle. Et on comprend pourquoi quand on découvre «Je suis sentimental, et j’ai soif à m’en rendre mal / Est-ce bien normal ?» (Sentimental). On reste pantois devant un crochet aussi direct que «Je suis un tube d'adrénaline / Et je décide ce soir ma vie à pile ou face / Un tube d’adrénaline / Je ne laisse pas de trace» (Adrénaline). Alors quand c’est beau comme un coup de poing dans les yeux, clair comme un gros mot, il n’y a pas trente mille questions à poser, il suffit d’écouter, ici en exclu totale, le premier EP de Police Control.

«On a longtemps hésité entre la pratique du noble art de l'aïkido et celle du noble art du refrain, on a finalement opté pour le deuxième. Voilà merci, c'était bien pour Madame Figaro, hein !?»

++ Sentimental sortira chez Gone With The Weed le 20 février.

BL