Vendredi, tout est permis. C'est du moins ce qu'Arthur a décrété il y a quelques années avec son divertissement hebdomadaire sur la première chaîne du PAF. Mais ces deux dernières semaines, c'est Alessandra Sublet qui a occupé cette case horaire avec Action ou Vérité, une émission où les vérités ne sont jamais dérangeantes mais les actions, elles, le sont beaucoup trop.

[00:00] A tour de rôle, divers artistes actuellement en promo vont devoir remplir des défis en chantant Eve Lève-Toi, de Julie Pietri. "Vous pouvez jouer aussi à la maison évidemment !" nous rassure Alessandra... sauf que les paroles ne s'affichent pas à l'écran pour nous. Niveau interactivité, on repassera.
[00:30] Premier moment de gêne. Julie Pietri est frustrée qu’on ne la réduise qu'à Eve Lève-Toi ("Comme d'habitude hein !") et choisisse d’occulter ses autres tubes, comme elle aime à le marteler sur ses propres sites :

julie
(tiré de son site officiel)
julie2
(tiré de sa page Wikipedia) (mais sûrement rédigé par elle-même aussi)

[1:26] Ca va ? Tout se passe bien pour vous ? Parfait, car c’est le moment de balancer un Michael Youn qui galère à maugréer un refrain "rappé" sur le tube de Julie. Un passage laborieux qui nous rappelle que Fatal Bazooka n’a en fait plus grand-chose de fatal, et que je me permets de compléter par un gif de Michèle Laroque tentant d’imiter une rappeuse à ses côtés :

laroquerap

[1:46] Vous avez tenu jusqu’ici ? Alors il est temps de vous en resservir une louche avec Michèle tentant de chanter le refrain "à la manière de" Johnny Hallyday.

[1:59] Point culminant sur l’échelle de la gêne : Alessandra Sublet qui se pince le nez pour chanter le refrain une douzième fois de suite. Si vos membres se mettent à trembler de façon incontrôlable, c'est tout à fait normal. Si ça n'est pas le cas, c'est qu'en réalité vous êtes un arbre, et dans ce cas-là merci d'aller pousser ailleurs.

[2:22] Encore là ? Je parie que vous n’aviez jamais autant entendu le refrain d’Eve Lève-Toi en si peu de temps (sauf si vous êtes cadreur sur l’émission où des mariées s’écharpent pour un séjour en demi-pension au Portugal).

[2:32] Quel dommage qu’une si jolie séquence soit finalement gâchée par le père Guy Gilbert, qui ne comprend pas lorsqu’on lui demande d’interpréter le refrain "comme un ténor" et préfère le clamer tel un poème. Non, vraiment, quel dommage.